"Le sport a été instrumentalisé mais a aussi servi de moyen de résistance lors de la Shoah", selon les historiens Hubert Strouk et Caroline François

Adrien Hemard
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Parler de la Shoah via le sport peut sembler incongru. En quoi cela a-t-il un sens ?
Caroline François :
"Le sport est un moyen de toucher un public plus large. Mais surtout, le sport est un des champs qui a été fortement investi par le fascisme, le nazisme ou le régime de Vichy, aussi bien au niveau amateur que dans la pratique professionnelle. Des sportifs de haut niveau se sont positionnés, notamment lors des Jeux olympiques de 1936 à Berlin. Aborder la question de la Shoah via le sport apporte un plus. C’est un prisme qui n’est pas au cœur du phénomène, certes, mais qui permet de parler de gens variés, de comparer la situation de plusieurs pays. Le côté universel du sport et sa dimension sociale font que c’est fondamental d’adopter ce prisme sportif sur ces questions, comme sur le racisme ou d’autres enjeux de société".

Hubert Strouk : "On s’est rendu compte que la relation entre le sport et la Shoah était méconnue, alors qu’elle témoigne de l’exclusion progressive des Juifs de la société. On est partis de cette idée-là, puis on a essayé de montrer que le sport pouvait être le reflet de la société, mais...

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