"Le sport-addict est prêt à tout pour avoir sa dose d'activité physique" : bigorexie, quand le sport devient une drogue

Apolline Merle
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"Il y a huit ou neuf ans, je faisais plus de six heures de sport par jour." Depuis plus de trente ans, la vie de Servane Heudiard, traductrice, relectrice et auteure, est dictée par sa dépendance à l’activité physique. Cette francilienne de 48 ans ne peut d'ailleurs pas rester deux jours sans pratiquer ses deux sports de prédilection, le vélo et l'aviron. D'abord libérateur et salvateur, le sport est ensuite devenu omniprésent dans sa vie, au point de devenir destructeur. Au fil des années, Servane Heudiard s'est même isolée en privilégiant le sport au détriment de ses proches. Aujourd'hui, elle pratique encore au minimum 5 heures de sport par jour. Le dépendant au sport, appelé bigorexique, "est prêt à absolument tout et n’importe quoi pour avoir sa dose d’activité physique", poursuit Servane Heudiard, auteure de Bigorexie : le sport, ma prison sans barreaux*.

Contraction de "big", gros en anglais, et de "orexie", appétit en grec, la bigorexie signifie "gros appétit" pour la pratique physique. "Les bigorexiques sont des gens qui entrent dans une pratique excessive du sport, jusqu'à se blesser ou se rendre malades. Comme toutes les addictions, celle-ci s’exprime par l'absence de contrôle", explique Dan Véléa, psychiatre et addictologue à Paris. Cette recherche de sensations de...

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