Auto - F2-F3 - Le Français Victor Martins intègre la première Alpine Academy

L'Equipe.fr
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L'Alpine Academy a remplacé la Renault Sport Academy dans l'accompagnement des jeunes pilotes de monoplaces vers le haut niveau international. Le Français Victor Martins (19 ans), engagé en Championnat FIA-F3, fait partie de la première promotion 2021. La nouvelle Alpine Academy, ex-Renault Sport Academy, a dévoilé, mercredi, l'identité des cinq pilotes qui composeront sa promotion 2021. Trois disputeront le championnat FIA-F2 : le Chinois Guanyu Zhou (21 ans, UNI Virtuosi Racing), le Danois Christian Lungaard (19 ans, ART GP) et l'Australien Oscar Piastri (19 ans, Prema Racing), qui fera ses débuts dans la discipline après son titre international en F3, l'an passé. Pour Zhou qui entame sa troisième année dans l'Academy et en F2, comme pour le redoublant Lungaard, l'objectif fixé par Mia Sharizman, le directeur de l'Alpine Academy, est clair : jouer le titre international. Victor Martins « C'est une belle récompense. » En championnat FIA-F3, on retrouvera deux débutants : le Brésilien Caio Collet, déjà membre de la Renault Sport Academy, et son vainqueur de l'an passé en Eurocup Formule Renault, le Français Victor Martins (19 ans), qui grâce à son titre en FR 2020 fait son retour dans le giron Renault-Alpine, qu'il avait intégré une première fois en 2018. « C'est une belle récompense d'être de retour, a-t-il déclaré. Intégrer l'Academy, c'est l'assurance de bénéficier d'un environnement solide durant la saison et pour sa préparation, y compris sur le plan physique. J'ai beaucoup appris de mon côté, l'an passé ; allons de l'avant maintenant ! C'est un nouveau challenge. Je ne me suis pas fixé de but précis pour cette première saison en F3, si ce n'est travailler dur et bien faire pour continuer de progresser au sein de l'Alpine Academy. » En FIA-F3, Victor Martins retrouvera donc son principal adversaire de 2020, Caio Collet, mais les deux jeunes pilotes seront, cette fois, équipiers au sein de la même écurie, MP Motorsport.

« Avant la formule Renault, je n'avais encore jamais couru trois ans de suite dans la même discipline, racontait, mercredi, le jeune pilote français depuis son camp d'entraînement de l'Alpine Academy, à Ténérife (Canaries). Ce fut une décision difficile à prendre avec mon management personnel car j'aurais pu être déjà en F3 en 2020, mais pas nécessairement dans une écurie de pointe. Cela m'a au moins appris à me focaliser sur moi, à développer mes capacités sans me préoccuper de la progression des autres pendant ce temps-là, comme Christian (Lungaard), par exemple. Cette année supplémentaire en Eurocup Formule Renault m'a aussi aidé à gérer ce qui ne m'était encore jamais arrivé, jusque-là : savoir mener un championnat et supporter cette pression. Ce n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Mentalement, en plus de ma performance dans la voiture, je pense avoir de quoi aller encore plus loin maintenant. » « Depuis la fin de saison dernière, c'a été beaucoup d'attente car je n'avais aucune certitude sur l'environnement, la structure et la discipline qui m'attendaient. J'ai envie de croire à fond à cette nouvelle équipe, capable de gagner des courses et se battre pour le championnat, j'en suis sûr. Même si on est forcément un peu déçu, au début, de ne pas poursuivre au niveau supérieur avec l'équipe (ART GP) avec laquelle on a été champion. Maintenant, rendez-vous pour les premiers tests à Jérez, les 25 et 26 février ! »