Auto - WEC - La nouvelle Toyota Hypercar s'impose aux 6 Heures de Spa-Francorchamps

L'Equipe.fr
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L'équipe japonaise Toyota a gagné la première course de l'histoire des Hypercar, en Championnat du monde d'endurance WEC. Samedi lors des 6 Heures de Spa-Francorchamps, la victoire est revenue à l'équipage Buemi-Hartley-Nakajima. Mais l'Alpine A480 française, deuxième, n'a pas du tout démérité. L'Alpine A480 de l'équipe officielle Alpine Endurance-Signatech aura tout tenté durant les 6 Heures de Spa-Francorchamps, première manche du championnat du monde d'endurance WEC 2021. Mais malgré une prestation sans aucune erreur des deux pilotes français Nicolas Lapierre et Matthieu Vaxivière et du Brésilien André Negrao, c'est la nouvelle Toyota 010 HYBRID Hypercar de Buemi-Hartley-Nakajima qui l'a emporté avec 182 tours couverts et 1'07'' d'avance. Dès les essais qualificatifs, Nicolas Lapierre avait pointé un léger déficit de performances qui ne permettrait pas à cet ex-proto Rebellion LMP1 de 2020, de rivaliser avec les nouvelles Hypercars japonaises. En course, ses relais entre deux ravitaillements en carburant étaient aussi plus courts de trois à quatre tours, comparés à ceux dont les Toyota étaient capables (21 ou 22 tours contre 25 ou 26 tours).

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Pourtant, l'Alpine bleu-blanc-rouge est parvenue à mener la course à de nombreuses reprises, au gré des arrêts aux stands décalés et des soucis rencontrés par la Toyota n° 8 victorieuse. Le plus sérieux fut un ravitaillement mal géré en début d'épreuve : non-respect du temps minimum à respecter pour un plein d'essence qui valut, par la suite, une pénalité de trente secondes ajoutée au temps d'arrêt de la Toyota sur le ravitaillement suivant. Et encore cinq secondes supplémentaires pour être repartie de son stand trop imprudemment devant le capot d'une LMP2 ! Mais même un ravitaillement anticipé - et bien vu - de l'Alpine sous régime de neutralisation de la course avec un full course yellow, comme une dernière tentative désespérée, n'a pas permis d'inverser la tendance. De son côté, l'équipe Toyota Gazoo Racing a parfaitement négocié ses séquences de ravitaillement pour ne plus avoir à s'arrêter quand, à une demi-heure de l'arrivée, l'Alpine devait, elle, observer un dernier passage par les stands pour un plein de carburant.
L'expérience de la catégorie reine et la fiabilité de la GR010 Hybrid, nouvelle Hypercar prête avant tout le monde après de nombreux essais hivernaux ont logiquement fait la différence. Toyota a pourtant commis des erreurs Le zéro faute en course ne suffira pas pour la vaillante Alpine française, passée cette année dans la catégorie supérieure de l'endurance, si elle veut vaincre les nouvelles Hypercars de Toyota. Car durant les 6 Heures de Spa-Francorchamps, l'équipe japonaise en a commis des erreurs ! Mais cela n'a pas suffi à l'Alpine pour terrasser les deux GR010 Hybrid. Une seule s'est inclinée, la n° 7 de Lopez, Conway et Kobayashi qui, il faut le dire, y a mis du sien ! Le pilote japonais a envoyé son proto droit dans le bac à graviers à moins de deux heures de l'arrivée. Il dut encore, aussitôt après, exécuter un passage de pénalité par les stands pour avoir provoqué une collision avec l'une des deux Porsche GTEPro d'usine. C'est même miracle que l'équipage a pu préserver sa 3e place sur le podium face à la meilleure des LMP2. Ces LMP2 dont les chronos sur un tour, depuis le début de la semaine (avec le Prologue), avaient alimenté les conversations dans le paddock et les inquiétudes parmi les concurrents de la catégorie Hypercar, n'ont donc pas été une menace pour la victoire finale et ne le seront sans doute plus pour le reste de la saison... à condition que les Toyota ou l'Alpine ne commettent pas trop d'erreurs en course car les LMP2 restent proches (à un seul tour après six heures). La logique technique et sportive est sauve : les Hypercar demeurent la catégorie reine de l'endurance, comme voulu par les organisateurs (l'ACO et la FIA) mais « le sujet (de l'écart entre les LMH et les LMP2, N.D.L.R.) reste tout de même un peu sur la table », jugeait Philippe Sinault, le responsable du team Alpine-Signatech dont la structure engage également une LMP2 pour le team Richard Mille et son équipage 100 % féminin (11e hier et 8e en LMP2). Sinault sait donc de quoi il parle quand il compare. lire aussi Alpine dans la cour des grandes Dans cette catégorie LMP2, l'Oreca 07-Gibson n° 22 du United Autosports (Albuquerque-Hanson-Scherer) est restée inaccessible, tout comme la Porsche 911 officielle n° 92 en LMGTE-Pro, conduite par le Français Kevin Estre associé à Neel Jani.

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Le classement des 6 Heures de Spa-Francorchamps 1. Buemi-Hartley-Nakajima (SUI-NZL-JAP, Toyota GR010 HYBRID), 182 tours ; 2. Lapierre-Vaxivière-Negrao (FRA-FRA-BRA, Alpine A 480-Gibson), à 1'07''196 ; 3. Lopez-Conway-Kobayashi (ARG-GBR-JAP, Toyota GR010 HYBRID), à 1 tour ; 4. Albuquerque-Hanson-Scherer (POR-GBR-SUI, Oreca 07-Gibson, United Autosports), à tour, 1ers des LMP2 ; 5. Davidson-Da Costa-Gonzalez (GBR-POR-MEX, JOTA), à 2 tours ; 6. Blomqvist-Vandoorne-Gelael (GBR-BEL-ISR, Oreca 07-Gibson, JOTA), à 2 tours ;... 15. Estre-Jani (FRA-SUI, Porsche 911RSR GT Team), 1ers des LMGTE-Pro, à 8 tours ; 16. Pier Guidi-Calado (ITA-GBR, Ferrari 488 Evo AF Corse), à 8 tours ; 20. Perrodo-Nielsen-Rovera (FRA-DAN-ITA, Ferrari 488 Evo AF Corse), 1ers des LMGTE AM .