Tous sports - Une école de la deuxième chance grâce au sport

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L'Agence pour l'éducation par le sport donne, ce jeudi à Garges-lès-Gonesse, le coup d'envoi de l'école de l'inclusion par le sport dont le Fondaction L'Équipe est partenaire. C'est au stade Pierre-de-Coubertin de Garges-lès-Gonesses (Val d'Oise) qu'est lancée ce jeudi après-midi l'école de l'inclusion par le sport. En présence des ministres déléguées aux Sports et à l'Insertion, Roxana Maracineanu et Brigitte Klinkert et d'une poignée de sportifs engagés auprès de l'Agence pour l'éducation par le sport (APELS), à l'origine du projet. « On y pense depuis plusieurs mois. Après les 1 500 jeunes que nous avons déjà insérés dans les entreprises grâce au sport, nous proposons aux villes d'accueillir une école pour aller plus loin », explique Jean-Philippe Acensi, président de l'APELS. C'est symboliquement à Garges-lès-Gonesses, qui a accueilli le Grenelle de l'éducation et de l'insertion par le sport il y a trois mois et qui compte de nombreux quartiers sensibles, que s'installera la première école du genre à la rentrée pour les 16 à 25 ans. « Le maire Benoît Jimenez est déjà très engagé dans l'insertion par le sport et veut aller plus loin », poursuit Jean-Philippe Acensi. Loin de l'école traditionnelle avec sa cour, ses profs et sa cantine, il s'agit plutôt d'un lieu où les jeunes en décrochage scolaire pourront faire un pas vers l'emploi. 5 000 € Le coût moyen du parcours d'un jeune comprenant le repérage dans les clubs de sport, la formation au savoir être et l'accompagnement du jeune et de l'entreprise tout au long de son insertion professionnelle, a calculé l'Agence pour l'éducation par le sport. Repérés dans les clubs sportifs, ils seront formés par cinq personnes, dont trois coaches d'insertion par le sport, pendant un à six mois avant de rejoindre une entreprise. « Sur les cinq personnes, une sera dédiée essentiellement à cet atterrissage professionnel. L'objectif est d'insérer 150 jeunes par an grâce à cette équipe d'inclusion », précise Jean-Philippe Acensi en soulignant que plusieurs entreprises sont partenaires du projet comme les banques LCL ou le Crédit Agricole, qui accueille depuis plusieurs années des promotions de 15 jeunes formés par l'APELS. 10 à 12 écoles ouvertes d'ici à 2022 ? « Les jeunes sont repérés grâce aux qualités qu'ils développent dans le sport », enchaîne Muriel Hurtis, ancienne sprinteuse en charge du département des partenariats sportifs du Crédit Agricole Alpes-Provence et ambassadrice de l'APELS. « Ils ont l'esprit d'équipe, s'engagent comme un sportif qui va jusqu'au bout et une faculté à s'adapter. Le sport permet à des jeunes de développer des qualités pas toujours innées », poursuit la championne d'Europe 2002 du 200 m et championne du monde 2003 du 4x100 m. Elle précise que les jeunes accueillis via l'APELS sont en contrat de formation pendant un an et demi, qui débouche sur un CDI avec un taux de réussite variant de 40 à 100 %. « Si une école ouvre à Marseille, je suivrai », sourit Muriel Hurtis. L'objectif de l'Agence est d'ouvrir dix à douze écoles d'ici à 2022 afin d'aider 1 800 jeunes à décrocher un job et d'offrir une première formation à 2 400 autres. « Le coût d'une école est d'environ 700 000 euros. La moitié sera financée par les collectivités, un quart par les partenaires privés et un autre par l'État et les ministères », détaille Jean-Philippe Acensi.

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