Tous sports - CNOSF - Présidence du CNOSF : un grand oral sans surprise

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Les quatre candidats à la succession de Denis Masseglia à la présidence du CNOSF le 29 juin, ont été soumis ce mercredi soir à un jeu de questions-réponses par leurs électeurs, les présidents des 108 Fédérations. « Quelles orientations souhaitez-vous donner à la politique emploi et formation du sport ? » A cinq jours du grand oral du baccalauréat, la question aurait eu de la gueule. Les candidats au bac auraient disposé de quatre heures pour répondre à un si vaste sujet. Les quatre candidats du jour, ce mercredi en fin de journée au CNOSF à Paris, n'avaient droit qu'à deux minutes, chrono en main : Thierry Rey, Patrice Martin, Emmanuelle Bonnet-Oulaldj et Brigitte Henriques, de gauche à droite, mercredi, chacun derrière un pupitre, sur la scène de l'amphithéâtre de la maison du sport français où 60 présidents ou leur représentant avaient pris place, les 48 autres assistant à ce grand oral en distanciel. Si la présentation de leur programme, le 27 mai dernier en ce même lieu, avait constitué en un monologue de vingt minutes chacun, cette fois, chaque aspirant à succéder à Denis Masseglia, le 29 juin, à la fonction de président du CNOSF, devait répondre aux questions de leurs électeurs. Chacun des 108 présidents de Fédérations avait glissé une question, de manière anonyme, dans une enveloppe déposée dans une urne. Dix ont été tirées au sort. Le tirage au sort a désigné Thierry Rey pour répondre en premier à la première, celle concernant les orientations à donner à la politique emploi et formation du sport. lire aussi Thierry Rey : « On a un boulevard jusqu'à l'élection présidentielle » De quoi décontenancer même un champion olympique de judo (-60 kg, en 1980 à Moscou). Après quelques secondes de flottement, Thierry Rey est habilement retombé sur ses pattes comme aux plus grandes heures de sa carrière de judoka. « C'est un champ à ouvrir, je pense que nous devons y réfléchir tous ensemble. » Et d'évoquer la place à redonner aux 3,5 millions de bénévoles du sport français. Ces deux minutes inaugurales digérées par le conseiller spécial de Paris 2024, ses trois rivaux ont ensuite répondu à la question, avec plus ou moins d'aisance mais débuter ainsi un tel exercice n'avait rien de simple. « C'est difficile pour nous quatre mais il fallait y passer », confiait après coup Thierry Rey, que les bruits de couloir disent qu'il revient dans les intentions de vote sur les talons de Brigitte Henriques, longtemps considérée comme intouchable pour succéder à Masseglia. « Je ne sais pas si j'ai marqué des points ce soir. J'ai mis du fond dans mon programme qui me semble répondre aux exigences. La forme, il faut s'y plier mais je privilégie le fond », estimait encore Rey. lire aussi Brigitte Henriques : « Faire du sport un mode de vie » La carte de l'humilité Si la majorité des questions étaient « techniques », une a davantage cadré avec une de campagne : « Pourquoi êtes-vous plus légitime à être président(e) et ce qui vous différencie des autres ? » Là encore, désigné premier à parler, Thierry Rey (62 ans) a joué la carte de l'humilité : « Plus légitime, c'est vous (présidents) qui répondrez à travers votre vote. » Et de dérouler brièvement son CV avec notamment sa fonction de conseiller sport du Président François Hollande. « Depuis 40 ans, j'ai un parcours au service du sport. » Patrice Martin a, lui aussi, rappelé son parcours sportif de champion de ski nautique mais aussi son job dans une « grande entreprise » (responsable des relations publiques chez Synergie), en plus de sa fonction de président de la Fédération et de vice-président du CNOSF : « Je crois avoir cette vision à 360° pour diriger le CNOSF. » Toujours humble, Emmanuelle Bonnet-Oulaldj a donné dans l'humour rappelant : « Je n'ai jamais été championne olympique ou du monde mais je fais du sport. Je ne dirai pas que je suis une candidate ''normale'' mais je me différencie aussi car je suis issue d'une Fédération omnisports (co-présidente de la FSGT). » Ex-internationale de foot, actuelle vice-présidente de la FFF et du CNOSF, Brigitte Henriques est évidemment légitime, comme ses trois rivaux. Elle estime se différencier d'eux ainsi : « Ce qui me singularise c'est que j'incarne le rassemblement, en foot, on gagne on perd ensemble. » lire aussi Emmanuelle Bonnet-Oulaldj : « J'ai envie de contribuer à l'avenir du CNOSF » Verdict le 29 juin Après 90 minutes de questions-réponses, y en avait-il une que chacun des quatre candidats aurait aimé qu'on lui pose ? On leur a demandé. Brigitte Henriques : « La culture sportive et ce qu'on peut faire à l'école. Aujourd'hui, on vous dit que vous devez choisir entre les études et le sport. » Son programme ne manque pas d'idées sur la question. Patrice Martin : « Il y en a plein ! Sur l'éducation, la transformation économique car c'est primordial pour demain. » Emmanuelle Bonnet-Oulaldj : « La première préoccupation des jeunes c'est l'environnement. C'est pour cela que je veux dédier un poste de vice-président à la transformation écologique. » Enfin, Thierry Rey a lâché : « Très bonne question ! » Un trait d'humour bienvenu après un exercice contraint et formaté. Pas sûr que ce passage obligé ait fait bouger les lignes. Verdict le 29 juin. lire aussi Patrice Martin : « Il faut vivre avec son temps »

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