Tous sports - Coronavirus - Déconfinement : Canoë-kayak, équitation, pentathlon... entre satisfaction et questions

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Les guides pratiques par lesquels la ministre des Sports Roxana Maracineanu a détaillé lundi les conditions du déconfinement pour le monde sportif constituent un pas en avant. Mais des incertitudes demeurent pour certains sports. Dire que la feuille de route validée lundi par le ministère des Sports quant aux modalités pratiques du déconfinement étaient attendue par le monde du sport est un euphémisme. « Ces guides correspondent à ce que nous attendions, assure ainsi Christian Roudaut, directeur technique national du pentathlon moderne. D'autant que ce travail a été grandement effectué avec les fédérations et la Direction des Sports. Il n'y a donc pas eu des surprises. » « Là, nous sommes quasiment exhaustifs, se réjouit de son côté le DTN du canoë-kayak, Ludovic Royé. Le ministère a effectué un très gros travail, en collaboration avec les fédérations Du coup, la doctrine que nous avions commencé à faire passer en direction de nos clubs se trouve confirmée : oui il est possible de reprendre, mais dans le respect des limites fixées. » Sa collègue de l'équitation, Sophie Dubourg assure, elle, que « ces guides étaient très attendus par tous les sports, notamment les directions techniques qui ont été contributrices. » Avant d'ajouter, toutefois, qu'il « s'est passé beaucoup de temps entre la remise de nos premières copies et la version définitive. La direction des Sports au ministère a été très à l'écoute. Mais un certain nombre d'éléments ont été validés en parallèle. D'où une lecture parfois un peu aléatoire. » Là, en effet, se posent quelques questions spécifiques, s'agissant de son secteur. « Notamment en ce qui concerne la question de nos carrières couvertes qui, de fait, ne sont pas des espaces fermés. Ou encore, ajoute-t-elle, on nous dit que le public doit être autonome, mais qu'en est-il des poney-clubs et des enfants ? Nous allons refaire des propositions. » Il devrait y avoir une exception pour le haut niveau, après visites médicales et tests pour savoir si les gens sont porteurs ou non. Plus délicat est le problème des cavaliers de haut niveau. « Depuis trois mois, ils ont eu accès à leur structure d'entraînement, puisqu'il s'agit de leur propre entreprise et qu'ils vivent dessus, explique la DTN de l'équitation bleue. La question maintenant est celle de la continuité. Il est donc important pour eux de pouvoir reprendre les concours. L'Espagne reprend, mais pas la France. Pour nous, ce serait en août/septembre s'agissant des concours rassemblant plus de 5 000 personnes. Mais durant cette période, le huis clos nous irait bien... » Stéphane Marcelin, directeur des équipes de France d'escrime « Il devrait y avoir une exception pour le haut niveau, après visites médicales et tests pour savoir si les gens sont porteurs ou non » « Nos athlètes sont des professionnels, insiste Sophie Dubourg. Ils ne vivent pas que des primes en concours. La valorisation des chevaux ou le coaching, par exemple, sont des sources de revenus importantes pour leur entreprise. Quand il n'y a pas de concours, il n'y a plus aucune transaction. Donc, plus de rentrées d'argent dans l'entreprise. Il faut donc défendre leur statut de professionnels. » Côté haut niveau toujours, mais en pentathlon cette fois, Christian Roudaut annonce : « Nous n'allons pas reprendre tout de suite. Une réunion est prévue à l'INSEP jeudi pour clarifier les conditions de reprise. Nous allons travailler avec un groupe limité à une dizaine d'athlètes. Jusqu'en juin, nous aurons un pôle unique (Insep). » Déconfinement : une reprise à la carte pour les nageurs Côté canoë-kayak, « Nous avions optimisé au maximum la période de confinement, indique Ludovic Royé, afin que nos athlètes sortent de cette période en disposant du meilleur niveau physique possible. Manquait la navigation. Le statut particulier accordé aux sportifs de haut niveau nous permet de reprendre petit à petit. Lundi, nous avons fait notre première séance à Cessons-Sévigné. Aujourd'hui (mardi), ce sera Pau et Vaires-sur-Marne. » Restent les disciplines hors des dispositions annoncées lundi, tels les sports de combat. Pour Stéphane Marcelin, directeur des équipes de France d'escrime : « Il devrait y avoir une exception pour le haut niveau, après visites médicales et tests pour savoir si les gens sont porteurs ou non. On en saura sans doute un peu plus jeudi à l'INSEP. »

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