Tous sports - Comment la crise sanitaire a impacté un filière sport en récession

L'Equipe.fr
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Selon l'observatoire économique du groupe bancaire BPCE, la filière sport a connu une baisse d'activité de 21 % en moyenne en 2020. Dans son deuxième baromètre, BPCE chiffre le coup de mou de la filière sport à -21 %, soit la chute de l'activité entre 2019 et 2020. Les économistes du groupe bancaire, partenaire premium du comité Paris 2024, rappellent que la baisse moyenne est de -8,3 % pour l'ensemble de l'économie et précisent : « Si l'on tient compte de la croissance qui était attendue en 2020, la perte d'activité liée à la crise sanitaire peut être évaluée à 25 % ». lire aussi Des fédérations en souffrance Tous les secteurs de la filière ne sont pas égaux face à la récession puisque le coaching et les professeurs de sport enregistrent une baisse d'activité de 32 % quand elle est de 21 % pour les salles de sport et de 12 % pour la vente et locations d'articles de sport. Le sport professionnel, à l'arrêt lors du premier confinement et qui se joue à huis clos depuis des mois, est lui aussi durement touché avec un recul de 30 %. Le repli est identique -30 % pour les quelque 360 000 associations sportives, qui pesaient 13,1 milliards d'euros sur un total de 90,8 milliards dans le premier baromètre de BPCE. Il résulte de la baisse des adhésions et de l'arrêt des compétitions et événements. Selon le baromètre BPCE « 74 % des entrepreneurs du sport se déclarent confiants quant à l'avenir de leur propre entreprise » De nombreux acteurs ont eu recours aux aides gouvernementales mises en places dès le premier confinement. 38 % des entreprises interrogées disent avoir contracté un prêt garanti par l'État (PGA) et 56 % ont utilisé le chômage partiel. Pour autant, « 74 % des entrepreneurs du sport se déclarent confiants quant à l'avenir de leur propre entreprise et 66 % estiment que la filière dans son ensemble a les moyens et la capacité de renouer avec la croissance à moyen terme », soulignent les économistes. Le rôle moteur des Jeux de 2024 Le retour à la normale est même envisagé pour 2022, même si les associations se montrent moins optimistes. Dirigeants d'associations et d'entreprises s'accordent pourtant sur le rôle des Jeux olympiques et paralympiques à Paris de 2024 dans la sortie de crise. 70 % des entrepreneurs estiment ainsi que les Jeux ont la capacité de « rebooster la filière sport ». Chiche. BPCE, partenaire de la Global Sports Week La présentation du deuxième baromètre de la filière sport, le 5 février dernier, a été l'un des temps forts de la Global Sports Week, réunion virtuelle de décideurs et athlètes du monde entier, orchestrée depuis un studio installé au premier étage de la Tour Eiffel à Paris. Pour sa deuxième édition, entièrement digitalisée, l'événement qui se veut le « Davos du sport » a été suivi par 20 000 personnes issues de 153 pays et qui ont participé à une centaine de sessions.