Tous sports - Culture - « Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon », un Goncourt très sportif

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Prix Goncourt 2019 pour « Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon », Jean-Paul Dubois est un amoureux du sport en général, et du rugby en particulier. Citer un Ballon d'or au moment de recevoir un Prix Goncourt, c'est plutôt rare. Premiers mots ou presque de Jean-Paul Dubois, récompensé, lundi, pour Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (l'Olivier) : « Je pense à George Best, un footballeur de légende et un ivrogne vertigineux, qui a dit une des plus belles phrases pour moi, que j'essaie de m'appliquer : ''Je suis vraiment heureux d'être ici devant vous, flatté, mais je suis surtout heureux de me tenir debout''. »

Cette citation du génial attaquant de Manchester United ouvrait son précédent roman, La Succession, paru en 2016 chez l'Olivier. Il y était question de Paul, champion de pelote basque installé à Miami. Dans Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon, qui se déroule entre Toulouse, ville natale de l'auteur, et le Canada, le sport glisse aussi quelques apparitions au fil des pages. Le héros, un autre Paul, gardien d'immeuble lui, se retrouve détenu au pénitencier de Montréal aux côtés d'un certain Patrick Horton : « Le hockey, pour le comprendre vraiment Polo, faut être né dedans, t'être gelé les roues à cinq ans sur la patinoire de ton coin, ne plus sentir tes doigts quand tu rentres chez toi, en manger une quand tu laisses ta crosse dans l'entrée... » Jean-Paul Dubois en 2016 dans L'Équipe « Je fais du vélo tous les jours entre midi et 13 heures, qu'il neige ou qu'il vente, comme un imbécile, car je déteste le vélo » Pas de rugby en revanche dans le Goncourt 2019. Une sorte d'infidélité pour l'ancien grand reporter du Nouvel Observateur, qui a collaboré plusieurs fois avec le Magazine L'Équipe pour parler ballon ovale. En 2007 notamment, il avait rencontré Fabien Pelous, deuxième ligne emblématique du Quinze de France et du Stade Toulousain et livré plusieurs chroniques sur la Coupe du monde organisée en France. En 2012, Dubois, né en 1950, avait raconté ses souvenirs rugbystiques pour le Magazine, sous le titre « Un jeu de l'enfance, pendant toute une vie ». Un bel article qui commençait ainsi : « J'ai grandi sur le bois des gradins. Appris les règles du jeu dans l'odeur âcre des hommes et de leurs cigares dominicaux. » Quand Jean-Paul Dubois, lauréat du Goncourt 2019, parlait du Stade Toulousain En 2016, dans un entretien à L'Équipe à l'occasion de la sortie de La Succession, Dubois s'était confié sur sa propre pratique du sport. « Je fais du vélo tous les jours entre midi et 13 heures, qu'il neige ou qu'il vente, comme un imbécile, car je déteste le vélo. [...] Je fais 18,5 km en cinquante minutes, c'est nul. Je fais du vélo autour d'un lac et quand je vois tous les quadras en pleine forme, habillés comme Bernard Hinault avec des vélos qui doivent coûter le prix d'une Mercedes, me doubler, je bous ! »

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