Tous sports - Disparition - Mort de Robert Hossein, un habitué des stades et un passionné de boxe

L'Equipe.fr
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Mort jeudi à 93 ans, l'acteur et metteur en scène Robert Hossein avait investi le Stade de France pour son spectacle monumental Ben Hur et était un passionné de boxe. « Un stade, mais c'est fabuleux un stade ! Mon rêve : que l'on puisse connaître, au théâtre, la même ambiance que dans les tribunes. Ce sont deux arts populaires. » Mort jeudi à 93 ans, Robert Hossein avait connu la célébrité dans les années 1960 grâce à la série Angélique Marquise des Anges avant de devenir un metteur en scène aux productions pharaoniques. En 2006, il avait monté cinq représentations de Ben Bur dans un Stade de France plein (60 000 spectateurs dans cette configuration), avec notamment sept chars tirés par 28 chevaux. En 1990, il avait déjà imaginé la scénographie de la cérémonie d'ouverture des Championnats du monde handisports dans le stade de Geoffroy-Guichard, à Saint-Étienne. La grande passion sportive de la vie de Robert Hossein reste la boxe, comme il l'avait raconté à L'Équipe en 2004. « Je pourrais vous raconter la vie de Dauthuile, Cerdan ou Villemin, ces anciens boxeurs. J'ai tout de suite été intoxiqué » « Mon père, André Hossein, était un compositeur de musique de génie. Il a quand même crevé la dalle une immense partie de sa vie... Moi, j'étais gamin, et il fallait que je m'évade. Alors, avec des copains de la rue de Vaugirard, à Paris, on allait au cinoche. Bien sûr, on n'avait pas un rond. Quand les gens sortaient des salles - on avait dix-douze ans à l'époque -, on ouvrait les portes du fond et on entrait à l'oeil. À treize-quatorze ans, on était toujours dans la merde. Et j'ai été embarqué par des potes pour aller voir de la boxe au Central ou à la salle Wagram. Si ça m'a plu tout de suite ? Mais c'est pire que ça ! Nous, on traînait dans la rue. Alors oui, j'étais fasciné par ces boxeurs qui, pour moi, étaient des héros. Je pourrais vous raconter la vie de Dauthuile, Cerdan ou Villemin, ces anciens boxeurs. J'ai tout de suite été intoxiqué. Voir ces types qui partaient de rien me fascinait. C'est vraiment un univers spécial dans lequel, très vite, je me suis senti à l'aise. « Quand il y a un grand combat de télévisé aux États-Unis, évidemment que je me lève pour regarder ! Oui, je suis un vrai fada de la boxe » J'ai gardé intacte cette passion. Quand il y a un grand combat de télévisé aux États-Unis, évidemment que je me lève pour regarder ! Oui, je suis un vrai fada de la boxe. D'ailleurs, regardez cette photo (il la montre)... C'est un cadeau. Elle représente Cassius Clay (le futur Muhammad Ali)avec Sonny Liston allongé à ses pieds en 1965. Il est pas formidable, ce type ? Moi, Cassius, il me fascine. Pas vous ?... Celui qui m'impressionne aussi, c'est Fabrice Tiozzo. D'ailleurs il m'a donné une paire de gants à lui, mais il a oublié de me la dédicacer. Dès son prochain combat, je vais lui demander de les signer ! »