Tous sports - Dopage - L'Agence mondiale antidopage se trompe... et répare ses erreurs

L'Equipe.fr
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Mamadou Sakho, accusé à tort d'avoir utilisé un produit interdit par l'Agence mondiale antidopage (AMA), a vu cette dernière lui présenter ses excuses et le dédommager. Un cas rare mais pas inédit. Deux ans après avoir entamé un recours contre l'Agence mondiale antidopage, qui l'avait accusé en mars 2016 d'avoir consommé un produit interdit... qui ne l'était finalement pas, Mamadou Sakho a obtenu gain de cause ce mercredi devant un tribunal londonien. Le défenseur international, qui évolue à Crystal Palace, a vu l'institution lui présenter des excuses officielles et lui verser « une somme substantielle » en guise de dédommagement. Il réclamait initialement 14,5 millions d'euros, estimant que ce contrôle antidopage erroné avait précipité la fin de son contrat avec Liverpool. lire aussi L'AMA s'excuse auprès de Mamadou Sakho Dans un passé récent, l'AMA a déjà été confrontée à des situations similaires l'obligeant à faire amende honorable. Début 2020, elle avait ainsi été contrainte de verser 500 000 dollars au joueur de cricket sri lankais Kusal Janith Perera. Déclaré positif en décembre 2015, l'analyse effectuée par le laboratoire de Doha (Qatar) s'était révélée fausse. Une nouvelle analyse effectuée à Paris avait conduit en mai 2016 à ce qu'il soit innocenté. En octobre 2016, l'AMA avait dû verser 100 500 euros à l'avocat Habib Cissé pour atteinte à la présomption d'innocence dans le rapport rédigé sur le dossier IAAF. Cissé a été condamné en septembre dernier à trois ans de prison dont deux avec sursis et 100 000 euros d'amende dans le cadre du procès IAAF à Paris. Il a fait appel.