Tous sports - Dopage - Sportifs et dirigeants russes ont réagi à la suspension de la Russie décidée par le Tribunal arbitral du sport

L'Equipe.fr
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Plusieurs athlètes et dirigeants de fédérations russes se sont exprimés jeudi, après la suspension pour deux ans prononcée contre la Russie par le Tribunal arbitral du sport. Jeudi, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décidé de suspendre la Russie de toutes compétitions internationales pendant deux ans, suite au dopage d'État qui a sévi dans le pays. La Russie sera notamment privée des Jeux Olympiques de Tokyo, l'été prochain, et des JO d'hiver de Pékin en 2022. Après Stanislav Pozdniakov, le président du Comité olympique russe, et Mikhaïl Boukhanov, le patron de l'Agence russe antidopage (Rusada), d'autres réactions sont venues de Russie, cette fois de la part de sportifs ou de dirigeants de fédérations. Vladimir Salnikov, le président de la Fédération russe de natation, quadruple champion olympique dans sa carrière (400 m, deux fois sur 1 500 m et 4 x 200 m), a affirmé qu'il aurait pu s'attendre à « un scénario encore pire. Néanmoins, c'est vraiment très triste ». Il a promis si nécessaire de défendre « par voie juridique » des sportifs privés de droit de participer aux JO. La Russie aux Mondiaux 2021 de hockey sur glace Pour sa part, la Fédération de hockey sur glace a déclaré que des équipes nationales russes prendraient part aux prochains Championnats du monde (en mai/juin 2021 en Biélorussie et en Ukraine) et aux JO de Pékin. « Les maillots des hockeyeurs pourront être aux couleurs du drapeau, et l'inscription « Russie » y sera conservée », a-t-elle affirmé. Pour l'instant, le TAS n'a pas précisé comment les sports collectifs seront impactés par la suspension prononcée. La Fédération russe de hockey a ajouté que la décision du TAS n'empêchera pas la tenue des Championnats du monde en 2023 à Saint-Pétersbourg. PodziIlias Tachaïev, 18 ans, en chemin vers chez lui après un entraînement de foot, a regretté une mesure « désagréable. Tout le monde a envie d'évoluer sous le drapeau de son pays ». « Quand tu joues sous les couleurs de ton drapeau et aux sons de ton hymne, c'est en effet tout à fait différent », a abondé Alexandre Odintsov, 62 ans, un entraîneur de foot ayant jadis joué pour l'équipe nationale junior, du temps de l'URSS.