Tous sports - Gagner sur tapis vert, mieux vaut tard (ou jamais)

L'Equipe.fr
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Que faire d'un trophée quand le vainqueur a été rayé du palmarès ? Au choix, on le donne au deuxième ou à personne. Ou à un mort.

1. La victoire au deuxième
Deuxième du Tour d'Espagne 2011 derrière Juan José Cobo, déclassé pour dopage, Chris Froome vient de récupérer ce trophée. C'est aussi à la suite d'affaires de dopage qu'Oscar Pereiro et Andy Schleck ont gagné les Tours de France 2006 et 2010. Ou que Martin Fourcade devrait bientôt récupérer l'or de la mass-start olympique 2010. En foot, le titre de Serie A 2006 a été attribué à l'Inter Milan, après une affaire de matches truqués impliquant la Juventus Turin.

2. La victoire à personne
Les instances sportives préfèrent parfois laisser vacante une ligne de palmarès. Souvent parce que la probité du dauphin est incertaine. Personne n'a récupéré les sept maillots jaunes de Lance Armstrong sur le Tour (1999-2005). Le CIO n'a pas voulu que l'or de Marion Jones sur 100 m aux JO 2000 profite à la Grecque Thanou, tombée plus tard pour dopage. Le Scudetto 2005 de la Juventus, retiré comme celui de 2006, n'a pas été réattribué, le jugement du « Calciopoli » étant intervenu trop tard, en juillet 2006. Le PSG, lui, n'a pas réclamé le titre de champion de France 1993 retiré à l'OM.

3. La victoire à un mort
Les médailles de bronze olympiques 2014 du pilote de bob Steven Holcomb se sont transformées en argent après le contrôle positif du Russe Zubkov, deux ans après le décès de l'Américain. La médaille post mortem la plus célèbre est celle de Jim Thorpe, le pluridisciplinaire sportif américain du XXe siècle. Double médaillé d'or (décathlon et pentathlon) aux JO de 1912, il est destitué de ses titres l'année suivante par le CIO pour professionnalisme, pour quelques dollars glanés au baseball en 1909. Ce n'est qu'en 1982, vingt-neuf ans après sa mort, que le CIO les lui a restitués.