Tous sports - JO 2024 - Les opposants aux aménagements liés aux JO de Paris 2024 ne désarment pas

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Deux actions contre l'aménagement du village des médias à Dugny et d'une piscine d'entraînement à Aubervilliers sont menées par les associations d'opposants. Les opposants au village des médias à Dugny, en Seine-Saint-Denis, poursuivent leur combat. Malgré le rejet de leurs deux recours par la Cour administrative d'appel de Paris, compétente pour les contentieux liés aux Jeux, et la reprise des travaux, signée de la main du Premier ministre Jean Castex, le 15 juillet dernier après trois mois d'arrêt. Lors de la fête de l'Humanité, le week-end dernier et pour la dernière fois dans le parc de la Courneuve, une pétition a été lancée sous l'intitulé « Aire des Vents : stop à l'urbanisation et la spéculation ». L'Aire des Vents est l'un des terrains qui doit accueillir en 2024 une partie du village des médias de Dugny avec 2 800 journalistes attendus et 4 000 habitants après les Jeux. À proximité, deux épreuves seront organisées en 2024, le tir à La Courneuve et l'escalade au Bourget. « Rien ne justifie le besoin de construction de l'Aire des vents. Tony Estanguet (président de Paris 2024) a affirmé depuis Tokyo que les 700 logements du ''village des médias'' n'étaient pas dans le dossier initial et pas indispensable. Et qu'en raison du retard du Grand Paris Express, le transport des journalistes se fera par cars. Le préfet d'Ile-de-France a préconisé la location de chambres d'hôtel ! », écrivent les initiateurs de cette pétition, portée par l'association MÊLÉ 93 (mouvement national de lutte contre l'environnement). L'association fait aussi partie des opposants à la construction d'une piscine d'entraînement pour les Jeux à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), qui ont saisi en urgence, mercredi, la Cour administrative d'appel de Paris. Avec les jardiniers et d'autres associations de défense de l'environnement, ils dénoncent un équipement qui entraînerait « une rupture du corridor écologique ». Les jardins ouvriers des Vertus représentent un espace de 2,5 hectares au pied des tours, qui doivent être amputés de 4 000 m2 pour construire le bassin d'entraînement. Cette action intervient quinze jours après l'évacuation par les forces de l'ordre d'un groupe de militants environnementaux qui occupaient justement le terrain. La Société de livraison des ouvrages olympiques (Solides) souligne que la majorité des jardiniers ont retrouvé une parcelle à proximité et peuvent continuer leurs activités. Mais les opposants appellent à manifester samedi 18 devant la Mairie d'Aubervilliers pour exprimer « colère et rage face aux jardins détruits ». Une concertation sur la colline d'Élancourt La Solideo lance, du 20 septembre au 20 octobre, une concertation sur l'aménagement de la colline d'Élancourt (Yvelines), destinée à accueillir les épreuves de VTT. Au programme, visite et atelier d'échanges avec les habitants, riverains et usagers du site invités à répondre à deux questions : quels aménagements de promenade de jeux et de loisirs ? Comment intégrer au mieux la colline dans le quartier. « Le projet de la colline d'Élancourt porte des ambitions fortes. Il s'inscrit dans son environnement et contribue à la régénération des milieux écologiques existants. Toutes les opérations nécessaires aux épreuves olympiques et à leur héritage ont été pensées dans le souci permanent de respect de la biodiversité du site », rappelle la Solideo dans un communiqué. Tout en croisant les doigts pour éviter l'effet de contagion avec les opposants de Seine-Saint-Denis.

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