Tous sports - JO 2024 - Paris 2024 : le karaté continue le combat, le squash s'y prépare

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Les dirigeants de la Fédération mondiale de karaté poursuivent leurs actions malgré le refus du comité Paris 2024 de revoir sa liste de sports additionnels. Leurs homologues du squash s'apprêtent à les imiter.

Tous sports - JO 2024 - Paris 2024 : le karaté continue le combat, le squash s'y prépare

Les dirigeants de la Fédération mondiale de karaté poursuivent leurs actions malgré le refus du comité Paris 2024 de revoir sa liste de sports additionnels. Leurs homologues du squash s'apprêtent à les imiter.

Les dirigeants de la Fédération mondiale de karaté poursuivent leurs actions malgré le refus du comité Paris 2024 de revoir sa liste de sports additionnels. Leurs homologues du squash s'apprêtent à les imiter. Le karaté n'a toujours pas digéré. Alors que l'art martial n'a pas été retenu pour les Jeux de Paris 2024, les dirigeants de la Fédération mondiale, amers, ne comptent pas baisser les bras même si la décision semble irrévocable. « Je suis venu parler de nos athlètes, qui se sentent humiliés, et tenter de rétablir la justice », explique Francis Didier, président de la Fédération française de karaté. Accompagné des présidents et secrétaire général de la Fédération mondiale (WKF), Antonio Espinos et Toshi Nagura, le dirigeant a été reçu pendant plus d'une heure mercredi matin par Tony Estanguet, patron du Comité d'oragnisation des Jeux Olympiques (COJO) et sa garde rapprochée. La présence de la breakdance suscite la polémique « Nous sommes venus à Paris avec l'objectif que le COJO reconsidère sa position par rapport à leur choix de ne proposer que quatre disciplines additionnelles (escalade, surf, skateboard et breakdance) », poursuit le président Antonio Espinos, avant de préciser : « Nos interlocuteurs ne nous ont pas dit qu'ils devaient limiter leur proposition initiale à quatre sports. Il n'y a d'évidence pas eu de commande du CIO en ce sens ». Un argument réfuté par Jean-Philippe Gatien, directeur des sports de Paris 2024, présent à la réunion aux côtés de Tony Estanguet. « Dans ce rendez-vous cordial, on a pu revenir sur les règles du jeu, à savoir : les sports qui sont dans la liste des sports additionnels à Tokyo n'étaient pas automatiquement reconduits pour Paris 2024, c'est la règle du CIO. Et selon le cadre contraint du CIO, le nombre de sports additionnels devait être inférieur à celui de Tokyo (5 sports additionnels) et un quota d'athlètes inférieur également », explique-t-il. « Tous les recours possibles seront lancés à partir du moment où ils serviront notre objectif » - Antonio Espinos, président de la Fédération mondiale de karaté Jean-Philippe Gatien insiste aussi sur la volonté de proposer des « Jeux révolutionnaires qui cassent les codes et amènent quelque chose de différent. On a estimé que les quatre sports amenaient quelque chose de nouveau, poursuit le dirigeant. Le karaté a rempli beaucoup de cases, c'était le cas de plusieurs sports, mais la différence s'est faite sur la proposition d'être différent par rapport à un programme existant ». Ce à quoi Francis Didier rétorque avec un brin d'ironie : « Si cela avait été un critère affiché au départ, nous nous serions adaptés en proposant de mettre des tatamis sous la Tour Eiffel, c'est original ». Le président de la fédération reproche au COJO son timing alors que la décision finale ne sera prise par le Comité international olympique (CIO) que fin 2020 après les Jeux de Tokyo. Dans les coulisses parisiennes de la breakdance « Pourquoi ne pas avoir proposé cinq ou six sports et ensuite le CIO aurait pris sa décision ? » s'interroge Francis Didier. Avec les dirigeants de la Fédération mondiale, il compte continuer à mobiliser les athlètes et multiplier les démarches auprès du COJO et du CIO. « Nous allons étudier toutes les possibilités et nous n'exclurons donc aucune option. Tous les recours possibles seront lancés à partir du moment où ils serviront notre objectif. Nous allons également redemander un accès total au dossier », détaille Antonio Espinos. Le président devrait être imité par son homologue de la Fédération internationale de squash, Jacques Fontaine. Dans un courrier adressé à Tony Estanguet au lendemain de l'annonce des quatre sports additionnels, le dirigeant lui a fait part de son étonnement et de sa déception. « Je ne savais pas qu'il fallait faire le buzz sur les réseaux sociaux pour être sélectionné », soupire Jacques Fontaine. Une décision devrait être prise demain jeudi, avec l'Association professionnelle de squash (PSA) qui regroupe les joueurs pros, quant à la suite à donner à la non-sélection de la discipline. Paris fait le break

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