Tous sports - JO 2024 - Tony Estanguet, président de Paris 2024 : « Je veux qu'on valide le lieu de la cérémonie » des JO

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À l'issue du comité interministériel sur les Jeux olympiques et paralympiques, lundi matin au Bourget, Tony Estanguet, président de Paris 2024, a rappelé la nécessité de valider officiellement la faisabilité d'une cérémonie sur la Seine et dans la ville en 2024. « Qu'avez-vous présenté lors du comité interministériel sur les Jeux olympiques et paralympiques tenu lundi matin sur le futur site d'escalade du Bourget ?
En dix minutes, j'ai lancé les trois grands défis des Jeux autour de la célébration, de l'héritage et de l'engagement. J'ai senti une mobilisation plus importante que sur les derniers comités interministériels (un premier au Stade de France en février 2017 et un second sur le site du village olympique en novembre 2019). Les sujets devenant plus concrets, j'ai senti plus d'envie, d'ambition de la part des ministres de faire partie de la réussite des Jeux, c'est plutôt prometteur. Avez-vous convaincu Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, de la faisabilité d'assurer la sécurité d'une cérémonie sur la Seine ?
On a en parlé ce (lundi) matin, rapidement. On sait que c'est ambitieux et que ce n'est pas la facilité que l'on choisit mais il y a une volonté, y compris portée par le ministre de l'Intérieur que cela se fasse. On affine encore la répartition des rôles, l'organisation entre toutes les forces de l'ordre disponibles privées, publiques avec la sécurité du ministère de l'Intérieur, des Armées, la police municipale. L'idée est de faire appel aux différentes forces pour bien répartir et construire un projet qui soit le plus efficace possible. Et ne pas faire comme à Londres, dans les trois ou quatre derniers mois, parce que la sécurité privée avait fait défaut, devoir recourir à l'armée. Là, l'idée est d'anticiper les choses et de définir les missions et les responsabilités de chacune des entités. Tony Estanguet « Tant qu'on n'a pas de lieu, on ne peut pas commencer à recruter des gens qui travaillent sur des concepts, on ne peut pas multiplier des frais pour rien » L'idée est toujours d'acter un projet de cérémonie d'ouverture le 13 décembre lors du prochain conseil d'administration de Paris 2024 ?
Je mets la pression pour garder cette date à l'agenda depuis quelques mois déjà afin que l'on puisse décider le 13 décembre. Car derrière, on a beaucoup de travail sur la cérémonie d'ouverture au sens large que l'on n'a pas vraiment commencé. Tant qu'on n'a pas de lieu, on ne peut pas commencer à recruter des gens qui travaillent sur des concepts, on ne peut pas multiplier des frais pour rien. Je veux d'abord qu'on valide le lieu et une fois qu'il est définitivement validé, on travaille sur la partie artistique, concept, logistique. Mais le président de la République a pourtant annoncé à Tokyo que la cérémonie aurait lieu sur la Seine et l'a répété depuis ?
La faisabilité d'une cérémonie qui n'est pas dans le stade, ce n'est pas acté. Quand ça le sera officiellement par les instances, on ira de l'avant. C'est une étape importante que je veux absolument que l'on tienne et je pense qu'on va y arriver, il n'y a pas de raisons. Mais il ne faut pas qu'on réponde non plus à toutes les questions car ça, on ne peut pas, c'est vrai que ça dépend de beaucoup de choses mais au moins que les acteurs s'engagent à la faisabilité, la responsabilité d'une cérémonie sur la Seine et en centre-ville d'ici le 13. lire aussi Emmanuel Macron accélère avant les Jeux Olympiques de Paris 2024 La première pierre du centre aquatique olympique reste très symbolique ?
Oui mais comme le disait le Premier ministre, c'est quand même l'ouvrage sportif emblématique des Jeux qui sera construit. On a envie qu'il soit à l'image de ces Jeux de Paris 2024, très spectaculaire, très efficace d'un point de vue sportif. Mais quand même avec une exemplarité environnementale, sociétale qui est un peu inédite. C'est chouette de voir que dans ce pays on est capable de faire avancer des projets de cette envergure avec une multiplicité d'acteurs qui ne facilite pas la prise de décision rapide. Les dirigeants de la Fédération internationale de natation sont venus également ?
Les représentants de la FINA étaient déjà là il y a un mois et ils ont trouvé (ce lundi matin) que ça a bougé. Ils vont venir régulièrement et sont très impliqués. Parce que les piscines, en général aux Jeux, c'est toute une histoire ! Donc pour l'instant, ils trouvent que ce dossier est bien mené. lire aussi À Paris 2024, l'équipe de France vise le top L'article qui confirme la garantie financière de l'État en cas de déficit du COJO a été voté vendredi soir par les députés dans le cadre de la loi de finances 2022, qu'en pensez-vous ?
C'était une formalité annoncée depuis longtemps mais n'empêche que, tant que ce n'est pas fait, ce n'est pas fait et malgré tout c'est un soulagement de franchir cette étape. C'est un engagement qui avait été pris par l'État dès la phase de candidature mais que l'on n'avait toujours pas ratifié donc quatre ans après, c'est le moment de le faire. On n'est pas en retard mais tout ce qui est fait n'est plus à faire. Nous, on coche des cases, on en a plus de 3 500 et là c'est une de moins ». 6 mesures phares annoncées par le Gouvernement - Création d'une formation dédiée à la sécurité des Jeux olympiques et paralympiques
- Généralisation des 30 minutes d'activité physique et sportive par jour dans près de 36 000 écoles d'ici à 2024 ;
- Développement du dispositif de sport santé pour les enfants de 3 à 8 ans en surpoids ou obèses et extension aux adolescents jusqu'à 12 ans ;
- Boucler le tronçon de 48 km qui manque pour les voies olympiques qui seront cyclables avec une aide financière pouvant aller jusqu'à 10 M€ pour collectivités gestionnaires de la voirie ;
- Passer de 300 aujourd'hui à 1 000 taxis en 2024 pouvant transporter des personnes en situation de handicap ;
- Une enveloppe de 11 M€, dont 2 M€ en 2022 et 9 M€ entre 2022 et 2024, apportée par le ministère de la Culture pour l'olympiade culturelle.

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