Tous sports - JO - Affaire Mori : les responsables du comité d'organisation des Jeux de Tokyo se réuniront vendredi

L'Equipe.fr
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La réunion du Comité d'organisation prévue vendredi fait suite aux propos sexistes tenus par son président Yoshiro Mori. Celui-ci s'était excusé, tout en excluant de démissionner. Les organisateurs des Jeux Olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août) ont confirmé mercredi qu'ils se réuniraient dans deux jours pour discuter des propos jugés sexistes tenus la semaine dernière par le président du comité d'organisation des Jeux, Yoshiro Mori, qui ont provoqué un retentissant scandale. Les membres du conseil exécutif du Comité d'organisation se rencontreront vendredi pour « exprimer leurs avis sur les remarques de M. Mori » et discuter de « futures initiatives » en matière d'égalité des sexes, selon un communiqué. Mercredi dernier, Mori, un ancien Premier ministre japonais de 83 ans, avait déclaré que les femmes parlaient trop longtemps lors des réunions de conseils d'administration, ce qu'il trouvait « embêtant ». Il s'était excusé maladroitement le lendemain lors d'une conférence de presse, tout en excluant de démissionner. Mori toujours sous pression au Japon La pression sur Mori n'a pas faibli depuis, au contraire. Mercredi, le gouverneur de Tokyo, Mme Yuriko Koike, a déclaré qu'elle ne comptait pas assister à une réunion de toutes les parties prenantes des JO prévue plus tard ce mois-ci, sur fond des propos de Mori. L'un des sponsors majeurs des JO, le géant automobile japonais Toyota, a par ailleurs publiquement enfoncé le clou mercredi. « Il est très regrettable que les commentaires du chef du comité d'organisation divergent des valeurs tenant à coeur à Toyota », selon une déclaration écrite du PDG du groupe, Akio Toyoda. Sur 54 sponsors des JO ayant répondu à un sondage de la chaîne de télévision publique NHK, 36 ont aussi estimé que les remarques de Mori étaient « inacceptables », même si aucun n'a dit avoir l'intention d'annuler ses engagements. Mardi, le Comité international olympique, qui avait d'abord considéré l'affaire close après les excuses de Mori, a fini lui aussi par juger ses propos « absolument inappropriés ». Une pétition en ligne réclamant des mesures après l'affaire Mori a récolté près de 145 000 signatures.