Tous sports - JO - Le pape François écrit aux athlètes olympiques

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Publiée au printemps en Italie, la « Lettre ouverte à un athlète olympique », rédigée par le pape François, doit être distribuée cet été dans le village olympique. « Maradona était un poète », a dit un jour le pape François en interview. Passionné de football, supporter du club de San Lorenzo à Bueno Aires, le pape maîtrise son sujet. Et il ne se passe pas une semaine à Rome sans qu'il ne reçoive une délégation de sportifs. Les effectifs de Serie A, Serie B, de water-polo, basket, volley-ball, les équipes de jeunes, les féminines... Tout ce qui porte un survêtement en Italie franchit, un jour ou l'autre, les portes de Saint-Pierre. Vendu 5 euros dans les kiosques du pays, un petit livre édité par La Gazzetta dello sport, qui vient de sortir, rassemble ses entretiens avec les journalistes du quotidien ainsi qu'une Lettre ouverte à un athlète olympique. Traduit en plusieurs langues, ce texte de cinq pages doit être distribué aux athlètes dans le village olympique de Tokyo. François l'a déjà remis à la délégation du Vatican qui participait aux Championnats d'athlétisme des petits États d'Europe le week-end dernier. Le pape François dans sa « Lettre ouverte à un athlète olympique » « Quand je vous regarde, avec une certaine admiration pour ce que vous réussissez à faire, je pense que le sport, avant même de construire une personnalité, la révèle « Très cher athlète, quand la flamme partie d'Olympie allumera le brasier, ce sera comme ressentir l'écho d'une voix amicale : "Nous y sommes, enfin : je t'attendais, tu m'attendais. Nous nous attendions". » Présentée comme une encyclique laïque, la lettre exalte les vertus du sport incarnées par les Jeux où, pendant quelques semaines, la beauté du geste sportif console des malheurs du monde. « Quand je vous regarde, avec une certaine admiration pour ce que vous réussissez à faire, je pense que le sport, avant même de construire une personnalité, la révèle.Vous arrivez aux Olympiades, chacun avec sa propre histoire, sa propre route, ses propres rencontres... » François alerte aussi les athlètes sur les limites de la performance, évoquant le dopage ou l'arrogance, les chimères de la « victoire à tout prix ». À l'origine de cette publication se trouve un certain Don Marco Pozza, aumônier de la prison de Padoue, connu en Italie pour ses projets éditoriaux menés avec le pape François. Cycliste et marathonien, l'aumônier associe dans ce livre un champion à chaque grande vertu sportive : le cycliste Fiorenzo Magni à l'esprit de sacrifice, le perchiste Sergueï Bubka à l'ascèse, le footballeur Gaetano Scirea à la loyauté. « Je t'accompagnerai dans ma prière », conclut de son côté François, qui cite la deuxième lettre de Saint Paul à Timothée : « J'ai combattu le bon combat, j'ai fini ma course, j'ai gardé la foi. » De quoi faire méditer les athlètes qui liront le petit livre blanc à Tokyo.