Tous sports - JO - Paris 2024 : permis de construire suspendu pour la piscine olympique d'Aubervilliers

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Alors que la Cour administrative d'appel de Paris a suspendu, lundi, le permis de construire de la piscine d'entraînement olympique d'Aubervilliers, la ville va se pourvoir en cassation. La ville d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, verra-t-elle un jour sortir de terre sa piscine olympique ? C'est la question que l'on peut se poser après que la Cour administrative d'appel de Paris a suspendu, lundi par référé, le permis de construire de son futur bassin, déposé le 21 juillet dernier. L'équipement est contesté par un collectif de riverains et d'associations parce qu'il empiète notamment sur une partie des jardins ouvriers de la ville. Dans le dossier de candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2012, Aubervilliers devait accueillir le bassin olympique et malgré la défaite parisienne, l'État avait promis à la ville que l'équipement verrait le jour. Las. Le bassin prévu est désormais destiné à l'entraînement des athlètes en 2024 puis à la pratique des habitants qui pourront également profiter d'un solarium, contesté lui aussi par les opposants à l'équipement. Le montant du projet s'élève à 33 M€, dont un tiers financé par la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo). Karine Franclet, maire d'Aubervilliers « Un équipement public dont les habitants ont besoin » « La ville d'Aubervilliers ne dispose actuellement que d'une seule piscine pour une ville de près de 90 000 habitants et a souhaité profiter de l'opportunité offerte par les Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024, pour financer une grande partie de cet équipement public dont les habitants ont tant besoin », explique Karine Franclet, maire d'Aubervilliers dans un communiqué publié lundi, en précisant qu'« un enfant sur deux du département arrive en 6e sans savoir nager ». L'élue a donc décidé de se pourvoir en cassation auprès du Conseil d'État « sur la demande de l'exécution des travaux dans l'attente du jugement principal ». Non sans avoir, au préalable, organisé un « Conseil municipal exceptionnel pour résoudre le problème soulevé par le juge sur le défaut d'habilitation à présenter le permis de construire au nom de la commune ». La participation financière de la Solideo remise en cause ? La Solideo et le comité Paris 2024 n'ont pas voulu réagir dans l'immédiat. Mais avant même que la Cour ne rende sa décision, Stéphane Troussel, président du département de Seine-Saint-Denis, expliquait lundi matin que « les décisions de justice peuvent entraîner des retards, lesquels peuvent faire en sorte que les sites ne soient pas retenus ». Avant de poursuivre : « Si le calendrier ne permet pas que la piscine soit fléchée comme site d'entraînement, la Solideo posera le débat » de sa participation financière. Il prenait l'exemple du projet de piscine d'entraînement à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis également, abandonné en avril dernier. Si le scénario devait se reproduire, le président du Conseil général prévient d'ores et déjà : « Je n'ai pas l'intention que la Seine-Saint-Denis perde ses crédits. »

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