Tous sports - JO - Tony Estanguet, au moment de quitter le CIO : « Je me suis régalé »

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Alors qu'il va quitter dans quelques jours le CIO, dont il est membre depuis huit ans, Tony Estanguet revient sur son action au sein de la commission des athlètes. Tony Estanget participe mardi et mercredi à Tokyo à sa dernière session du Comité international olympique en tant que membre de l'instance. Son mandat de huit ans s'achève à la fin des Jeux japonais, et le 8 août, quand la session se réunira à nouveau, il sera de retour à Paris pour célébrer au Trocadéro la passation de témoin entre Tokyo et Paris. Estanguet, 43 ans, fait le bilan de son action au sein de la commission des athlètes et de ce que cela lui a apporté. « Que pensez-vous de vos huit ans aux CIO ?
J'ai adoré ce mandat. Les Jeux, c'est un peu ma vie. Depuis tout gamin, j'ai toujours été fasciné par ce monde-là. Je me suis régalé à la commission des athlètes. J'ai rencontré de sacrées personnalités, Alexandre Popov, Hicham El Guerrouj, ces gens dont j'étais fan. J'ai trouvé ça génial. C'est vrai que depuis deux ans, je suis moins impliqué à cause de Paris 24, mais la première Olympiade, j'y suis mis à fond. Quel est votre bilan ?
On a fait évoluer le statut des commissions des athlètes. Maintenant, dans tous les comités nationaux olympiques, dans toutes les fédérations internationales, il y a une commission des athlètes qui est financée par le CIO pour tenir un forum des athlètes, du pays ou du sport. On s'est battu comme des lions pour ça. Le projet de réallocation des médailles, c'était aussi un projet porté de la commission des athlètes. C'était peut-être la bonne époque au CIO, car il y avait une écoute, le besoin de donner plus de places aux athlètes. C'était chouette de bosser dans ce groupe. Moi, en tous les cas, je me suis éclaté, épanoui au cours de ce mandat. Tony Estanguet « De temps en temps, il y a une inertie qui est plus difficile parce qu'il y a des enjeux de tous les continents » Que pensez-vous du CIO comme institution ?
J'ai toujours été assez fasciné et impressionné par le CIO. Pour moi, c'est un peu l'entité suprême qui peut diriger le gros paquebot du sport international. C'est l'émanation de tous ces pays, de toutes ces fédérations internationales, de tous ces membres, ces athlètes... De l'intérieur, j'ai plutôt été agréablement surpris de voir que les gens étaient accessibles, qu'on pouvait proposer des idées. J'ai beaucoup appris et j'ai beaucoup aimé la collaboration avec Pierre-Olivier Beckers, Christophe de Kepper, Patrick Baumann, Christophe Dubi, avec le staff. Après, on ne va pas être naïf. On sait qu'il y a aussi des enjeux qui ne sont pas simples. Et de temps en temps, une inertie qui est plus difficile parce qu'il y a des enjeux de tous les continents. C'est difficile de trouver des projets qui servent de la même manière tous les continents, qui servent tous les sports, alors que certains ne partent pas du même niveau. Globalement, le CIO arrive à faire des choses. C'est une belle institution. En quoi être membre du CIO a-t-il été utile pour la candidature de Paris ou, aujourd'hui, pour l'organisation des Jeux 2024 ?
Je pense que ça m'a facilité les choses par ce que j'ai pu entendre dans toutes ces réunions du CIO. J'ai pu mieux comprendre les besoins et les objectifs, les envies des uns et des autres. Cela a aidé pour que notre projet puisse répondre juste aux interrogations, qu'on puisse être précis sur la manière de présenter notre projet et de ''faire mouche''. Ca m'a permis, pendant ces deux Olympiades, de bien comprendre comment ça marchait entre l'administration et les élus. J'ai pu mieux connaître le fonctionnement, où sont prises les décisions entre la commission exécutive, les différentes commissions et le staff. Ça m'aide beaucoup aujourd'hui, quand je dois proposer un projet et essayer de le faire accepter par le CIO, de savoir à qui je vais en parler en premier. Je pense que c'est beaucoup plus simple parce que j'ai été membre du CIO. Tony Estanguet « J'ai un mandat de président de Paris 2024 et je vais m'employer jusqu'au bout pour que ces Jeux réussissent » Le fait de ne plus l'être pourrait avoir une influence sur Paris 2024 ?
Je ne crois pas, parce que maintenant, je sais comment ça marche. Et je ne pense pas que dans les trois prochaines années, ça va beaucoup changer. Cela vous dirait de revenir un jour au CIO ?
Ce n'est pas du tout le projet en l'état. Ce n'est pas du tout le projet depuis le début. J'ai un mandat de président de Paris 2024 et je vais m'employer jusqu'au bout pour que ces Jeux réussissent. C'est déjà pas mal comme ambition ! Pour l'instant, je mets toutes mes chances de mon côté pour réussir 2024. Je me dis que mon avenir sera plus facile si je réussis ce défi-là. Et puis après, je verrai ce que j'ai envie de faire à ce moment-là. Mais pour l'instant, il n'y a pas de plan qui est déjà identifié pour l'après JO. »

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