Tous sports - La loi sport prête à être discutée

L'Equipe.fr
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La loi visant à démocratiser le sport en France, adoptée mercredi en commission des affaires culturelles, sera discutée la semaine prochaine à l'Assemblée nationale. L'ambiance était celle du « café des sports », de l'aveu de Bruno Studer, président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale. Il faut dire que le député (La République en marche) du Bas-Rhin a parfois eu du mal à faire taire ses collègues tout au long de l'examen, mercredi, de la proposition de loi « visant à démocratiser le sport en France », déposé le 26 janvier par les députés de la majorité. « Vous êtes nombreux à avoir la nostalgie de ce qu'aurait pu être ce texte mais il a le mérite d'exister », a lancé en introduction Céline Calvez, députée des Hauts-de-Seine qui le porte, afin de répondre aux nombreuses critiques sur le manque d'ambition d'un texte attendu depuis trois ans. lire aussi Les disparités de primes entre sportifs et sportives se réduisent Sur les 319 amendements déposés, 117 ont été jugés irrecevables car non directement reliés au sujet pour la plupart. Les onze articles de la proposition se répartissent en trois titres : le développement des pratiques, la gouvernance des fédérations et le modèle économique. « On est loin de ce qui était promis, regrette Aude Amadou, députée LREM de Loire-Atlantique qui ne l'a pas signée. La troisième partie est faite pour le foot et il faut changer le titre de la partie deux pour l'élargir. » Le volet consacré au modèle économique très amendé « Le risque de cette proposition de loi est d'apparaître en décalage avec les attentes fortes des acteurs sportifs sur le terrain, a pour sa part souligné, en commission, Régis Juanico, député génération. S de la Loire en rappelant les difficultés économiques de tout le secteur. Plusieurs amendements ont été adoptés par la commission dont l'un qui intègre le sport santé dans les missions des conférences régionales du sport, mises en place par l'Agence nationale du sport, ou un autre qui étend le contrôle de l'honorabilité, jusque-là réservé aux éducateurs sportifs, aux arbitres, juges sportifs et maîtres nageurs. C'est la troisième partie de la proposition, consacrée au modèle économique, qui a été la plus amendée avec de nombreux ajouts concernant la plateforme nationale de « lutte contre la manipulation des compétitions sportives » » et la « lutte contre la retransmission illicite des manifestations et compétitions sportives ». Des sujets défendus par le député des Alpes-Maritimes Cédric Roussel qui a pris l'exemple du dernier Clasico OM-PSG (0-2, le 7 février dernier) en indiquant qu'« il y a eu plus de pirates devant leur écran pour regarder le match que de spectateurs abonnés ». La proposition de loi sera débattue la semaine prochaine en séance publique à partir du mercredi 17 mars.