Tous sports - Quand la neige perturbe le monde du sport

L'Equipe.fr
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Les chutes de neige qui ont perturbé le sport espagnol le week-end dernier réveillent des souvenirs de ballons orange et de matches en manteau blanc.

LES DÉBLAYEURS
Une tempête de neige qui débarque d'un coup, deux interruptions de match et beaucoup d'huile de coude. Pour sauver leur rencontre (et leur avantage au score) contre Montpellier en février 2013, les remplaçants et les remplacés stéphanois, comme Fabien Lemoine, prennent la pelle pour déblayer, tandis que la sono passe le générique des Bronzés font du ski. Un effort récompensé : au bout de l'ultime reprise, les Verts l'emportent 4-1.

KOJI NAKATA, DRIBBLÉ PAR LA NEIGE
De sa petite année passée à l'OM, en 2005, le foot français gardera le souvenir du geste technique qu'il a inventé : contrôle approximatif - course vers l'avant en oubliant le ballon - passe dans le vide. Pour son premier match sous le maillot marseillais, sur la pelouse enneigée de Saint-Étienne, le latéral japonais venu dans les bagages de Philippe Troussier fut l'auteur d'un loupé qui fit le bonheur des bêtisiers et que le reste de son séjour n'a pas su faire oublier.

MÊME EN ÉTÉ
Le 8 juillet 1996, neuvième étape du Tour de France, Bjarne Riis voit depuis sa chambre le sommet de l'Iseran balayé par une tempête de neige. Des vents de 100 km/h ont raison de la grande étape de montagne, finalement très raccourcie. Au bout de 46 km, les coureurs montent au chaud dans les voitures. Furieux, les spectateurs les moins transis leur balancent des cailloux. Quant à Riis, il enfile le maillot jaune en haut de cette course de côte. Et le garde jusqu'à Paris.

LE FC METZ, ÉTERNEL CHAMPION D'HIVER
En 1995, mené 2-1 par l'OL à domicile, le FC Metz prétexte une disparition des souffleuses à neige pour que le match, pris dans la tempête, soit interrompu. La rencontre sera rejouée quatre mois plus tard et gagnée 2-1... par les Lorrains. Vingt ans après, les Niçois se casseront les dents (0-0) sur la pelouse givrée du stade Saint-Symphorien, perturbés par un ballon jaune difficile à distinguer (la balle orange avait été refusée par la Ligue faute de bon sponsor).

FROID D'HONNEUR
Lors des JO 2006 à Turin, un cauchemar de neige sur Sestrières n'empêche pas le Super-G de partir. Dix-sept skieurs le terminent. Mais le jury annule l'épreuve et annonce un nouveau départ trois heures plus tard. Dommage, le Français Pierre-Emmanuel Dalcin, furibard, avait sorti le meilleur temps. L'après-midi, sous le soleil, il se lance de nouveau, déchaîné. Mais se loupe et abandonne. Doigt d'honneur aux caméras, amende. « Je me suis fait niquer. »