Tous sports - Nike et Adidas dans une tourmente commerciale en Chine

L'Equipe.fr
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Suite à leur boycott du coton de la région du Xinjiang pour protester contre la répression des Ouïghours en Chine, Nike, Adidas ou encore d'autres grands groupes comme Uniqlo s'attirent les foudres de Pékin. En décembre 2019, Mesut Özil exprime dans un tweet son soutien aux Ouïghours, victimes de répression en Chine. Un geste pas sans conséquence, puisqu'après cette prise de parole, la chaîne sportive chinoise CCTV décide de déprogrammer le match d'Arsenal face à Manchester City (0-3). Censure. Deux ans plus tard, cette situation semble se répéter, cette fois-ci à l'encontre d'Adida et surtout de Nike. Après avoir annoncé il y a plusieurs semaines leur boycott du coton de la région du Xinjiang sur fond d'allégations de « travail forcé » de musulmans ouïghours, ces marques font l'objet d'une campagne de dénigrement en Chine. lire aussi La NBA se retire d'une académie en Chine, en signe de solidarité aux Ouïghours Pour rappel, cette région du nord-ouest du pays représente près d'un cinquième de la production mondiale de coton et fournit de nombreuses marques de prêt-à-porter comme Uniqlo ou H & M, qui ont également renoncé à l'utiliser pour fabriquer leurs vêtements. D'après des études réalisées par des instituts australiens et américains, au moins un million d'Ouïghours ont été internés dans des « camps » et certains soumis à du « travail forcé » dans des champs de coton du Xinjiang. Un rapport contesté par la Chine.

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Des célébrités se désengagent Cette semaine, les communiqués de ces entreprises, dont celui de Nike qui s'était déclaré « préoccupé » par ces allégations de travail forcé, sont apparus sur le réseau social chinois Weibo, alimentant ainsi la polémique dans le pays. En représailles, deux ambassadeurs chinois de Nike, le danseur et rappeur Wang Yibo et l'actrice Tan Song Yun, ont décidé de couper leurs liens avec l'équipementier. « Les intérêts du pays passent avant tout, nous sommes fermement opposés à toutes les actions malveillantes visant à salir ou à répandre des rumeurs sur la Chine », a indiqué l'agence chargée des intérêts de l'actrice. Pékin a d'ailleurs démenti toute instrumentalisation dans cette affaire et continue de démentir les accusations sur le travail forcé des Ouïghours.