Glisse/Extrême - Nuit de la glisse - Thierry Donard (producteur de la Nuit de la glisse), à propos du tournage du film ''Reset'' : « C'est un délire »

·3 min de lecture

Actuellement en tournée, l'incontournable Nuit de la Glisse est de passage ce vendredi soir à Paris, au Grand Rex. Son producteur Thierry Donard nous en dit plus sur cette nouvelle cuvée et le très attendu film "Reset". « La nuit de la glisse revient après deux ans d'absence, en raison du Covid. Ce nouveau film est-il du coup un peu spécial ?
Ah oui ! Notamment parce qu'en effet on a mis pratiquement deux ans pour le faire. On l'a commencé en 2019 et on a passé beaucoup de temps en post-production, à peaufiner les choses. Ce temps, nous ne l'avions pas avant. J'en suis assez fier. Les sportifs sont dans leur élément et c'est beaucoup plus qu'un film classique. Il y a un vrai message. Lequel ?
La nature est au centre du projet car ce sont des sports qui se pratiquent justement dans la nature. Les riders que nous avons dans le film, ils passent tellement de temps à s'entraîner et, de la nature, ils en ont une grande connaissance. Je voulais un film où les choses sont bien posées. Mais aussi faire comprendre que ce n'est pas le fruit du hasard si les choses se passent comme ça. Le Covid a été un mal pour un bien, notamment pour le temps qu'il vous a laissé, ou cela vous a vraiment mis en difficulté lors des tournages ?
On avait prévu de prendre le temps pour le faire, mais pas autant. C'était appréciable, même si évidemment nous ne pouvons pas nous réjouir de la crise sanitaire. Quand c'est ça, on réfléchit différemment, on a donc revu nos méthodes de travail. « Pour de plus en plus de jeunes, leur héros aujourd'hui ce n'est pas Lionel Messi mais Tikanui Smith, Matahi Drollet ou Kai Lenny » Quel moment du tournage a été le plus marquant ?
Juste avant le premier confinement, nous sommes allés en Norvège filmer deux athlètes norvégiens et notamment la façon dont ils font du ski et du snowboard. Ils descendent un couloir à fond. C'est un truc complètement dingue, le skieur prend des risques comme lors d'une descente de Coupe du monde à Kitzbühel. Sauf qu'eux font ça à 1h30 des premiers secours, car on était à Senja, une région proche du cercle polaire, un endroit où l'homme n'avait jamais mis ses skis. On savait que le monde allait se fermer, et du coup on s'est senti encore plus en autarcie que d'habitude. Et ça nous a poussés à faire des images différentes. D'autant qu'on a tout fait à pied, nous n'avions pas d'hélicoptères, avec des caméras assez lourdes. Rien que le tournage de cette séquence était un événement sportif. Il s'agit là du 21e long-métrage de la Nuit de la Glisse. En quoi les sports outdoor ont changé en vingt ans ?
Je pense que ce sont avant tout les valeurs des sportifs du monde entier qui ont changé. L'approche du sport n'est du coup pas la même. On voit moins d'engouement pour des sports individuels comme le tennis. Les gens ont envie d'être dans la nature. Et ce n'est pas fini. Cet engouement va continuer à croître dans les prochaines années. Avant cette crise sanitaire, ce contact avec la nature était instinctif. Il est devenu nécessaire. Pour de plus en plus de jeunes, leur héros aujourd'hui ce n'est pas Lionel Messi mais Tikanui Smith, Matahi Drollet ou Kai Lenny. Des sportifs avec un vrai regard sur la nature. Qu'est-ce qui vous anime à 60 ans pour tenir encore sur vos épaules cette Nuit de la glisse ?
J'ai toujours dit que tant que je pourrai, je continuerai. J'ai toujours la forme, alors que c'est très physique comme tournage. On a tout fait à pied, c'est un délire. »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles