Tous sports - Le padel est-il plus proche du tennis ou du squash ? On l'a testé pour vous

L'Equipe.fr
Connaissez-vous le padel ? Nous avons testé ce sport de raquette pour vous, en tenant compte de notre condition physique et de nos aptitudes tennistiques.

Connaissez-vous le padel ? Nous avons testé ce sport de raquette pour vous, en tenant compte de notre condition physique et de nos aptitudes tennistiques.Padel, quésako ?Le padel est un sport de raquette dérivé du tennis. Très pratiqué en Espagne, il se développe depuis peu en France. Il se joue en double, sur un terrain semblable à un petit court de tennis (20 mètres sur 10 en gazon synthétique de 13 mm de haut, où 3000 kilos de sable ont été déversés), entouré par des vitres et un grillage, sur lesquels la balle peut rebondir sans signifier la fin de l'échange. Une particularité qui fait toute la singularité du padel.Attention, toutes les balles qui passent le filet doivent d'abord rebondir au sol dans le camp adverse avant de toucher une paroi. Pour en savoir plus.Invités par Tecnifibre à une matinée d'initiation au Padel Club (Bois-d'Arcy) ce mardi, nous avons testé cette discipline pour vous, en compagnie du numéro 1 français, Jérémy Scatena.Premières impressions- Simon Farvacque, ancien joueur de rugby au Racing 92 (Espoir). Bon bagage athlétique. Absence d'expérience dans les sports de raquette.D'après Jérémy Scatena, « le padel est un sport abordable (techniquement) ». Difficile de lui donner tort : on s'amuse rapidement. Principal défi : appréhender le rebond sur la vitre du fond, comprendre qu'il vaut mieux laisser passer un coup puissant de l'adversaire et attendre que la balle revienne. Pour cela, ne pas jouer au tennis (ou si peu...) me semble être un léger avantage. Je n'avais pas le mauvais réflexe de me prendre pour Federer en tentant des demi-volées de fond de court par exemple. Sur la tenue de raquette et la frappe de balle aussi, le fait de ne pas avoir de gestuelle à modifier, de technique à "déconstruire", est assez intéressant pour les non-initiés aux sports de raquette.- Julien Giovanella, ex-3e série en tennis, débutant en squash.Je pensais que le fait d'avoir fait du tennis m'aiderait au padel. Oui et non, en réalité. Oui, en ce qui concerne la lecture du jeu et la réalisation des différents coups, comme les volées. Non, sur cette même réalisation des coups : oubliez l'amplitude de geste, c'est davantage le poignet qui travaille. Un peu comme au squash, d'ailleurs. Le numéro 1 français abonde en ce sens : « si Gaël Monfils (qui s'est récemment essayé à ce sport, ndlr) ou Jérémy Chardy ont l'humilité d'apprendre à jouer, ils vont devenir très forts très rapidement. Mais s'ils n'apprennent pas à jouer et n'utilisent que leurs qualités en tennis, ils vont être très limités ».Destiné à quel type de pratique ?- S.F. :Jérémy Scatena a commencé par le tennis (jusqu'à être classé 3/6) avant de se mettre au padel. Pourquoi ? « Parce qu'au padel, il y a beaucoup moins de coups d'attente qu'au tennis. On s'éclate du service à la fin du point ! » Sans être aussi dithyrambique que lui, je trouve que cet aspect ludique est le point fort du padel. Dans une optique de loisir, si vous souhaitez échanger quelques balles spectaculaires entre amis, il est parfaitement adapté. En revanche, en termes de dépense énergétique, il n'est pas aussi efficace que le squash, ni même que le tennis (30% de moins environ par rapport à son "grand frère" selon le champion de France). Si votre objectif est d'entretenir votre condition physique, le padel n'est pas le sport de raquette idéal.- J.G. :Le squash permet de se défouler mais exige, pour être performant à haut niveau, une préparation millimétrée (comme nous l'a expliqué la numéro 1 française Camille Serme, ndlr). Pareil pour le tennis, où la concurrence fait rage dès les catégories jeunes. Le padel, lui, reste une discipline beaucoup plus amateur. Et beaucoup plus accessible : on ne tient pas la cadence en squash si on n'a pas un minimum de cardio ; on ne s'amuse pas en tennis si on n'a pas un minimum de technique. Au padel, on peut s'en sortir *, aidé(e) par son partenaire et par les murs, qui permettent de rallonger les échanges. Et c'est là le petit bémol que je mettrais : au tennis, quand on place une belle attaque, la balle ne revient pas. Au squash, un coup bien frappé et bien placé peut lui aussi être définitif. Au padel, il faut se montrer patient, une "belle" balle pouvant plus souvent revenir. Frustrant.* Rappel : avant de vous mettre ou remettre au sport, consultez un médecin.

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