Tous sports - Patrick Baumann : SportAccord «au service des fédérations»

L'Equipe.fr
Patrick Baumann, le président de SportAccord, présente les réformes de son organisation qu'il va présenter vendredi.

Patrick Baumann, le président de SportAccord, présente les réformes de son organisation qu'il va présenter vendredi. La convention SportAccord s’achève vendredi à Aarhus avec une assemblée générale qui devrait voir l’organisation changer de nom pour devenir l’Association Globale des Fédérations Internationales Sportives. Parallèlement, une présidence tournante devrait être instituée de manière à voir alterner à sa tête tous les deux ans des représentants du monde olympique et non-olympique. Un retour au calme, deux ans après une convention houleuse qui avait vu son président Marius Vizer contraint à la démission après s’être livré à une violente charge contre Thomas Bach. Son successeur Patrick Baumann (par ailleurs secrétaire général de la fédération internationale de basket et président de la commission d’évaluation du CIO pour les Jeux de 2024) présente ces réformes. «Pouvez-vous d’abord nous expliquer ce qu’est SportAccord ? C’est l’organisation qui fédère toutes les fédérations internationales, qu’elles soient olympiques ou non olympiques. Il y a une centaine de membres, avec les sports olympiques, et tous les autres, des sports qui sont en attente ou qui essayent de s’améliorer, de s’organiser pour pouvoir faire partie un jour du programme olympique ou de celui des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Les fédérations internationales sont-elles plus écoutées aujourd’hui par le CIO ? Elles n’ont pas forcément un rôle plus important que celui qu’elles avaient hier. Mais elles sont au quotidien au contact des athlètes du monde entier, que ce soient ceux de l’élite ou de la base. Elles organisent le cheminement vers des championnats du monde et des qualifications olympiques et possèdent à ce titre une expertise énorme. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de sujets, des gros sujets sur lesquels les médias, mais aussi les gens qui gouvernent le sport, le CIO, se penchent. Les fédérations ont une opinion sur certains de ces sujets et on met notre expérience à disposition de l’opinion. Ce n’est peut-êre pas qu’on soit plus écouté qu’avant, mais les sujets sont tellement importants qu’il est intéressant de s’adresser directement aux fédérations. Deux ans après la crise de Sotchi, quelle est la situation ? Depuis que j’ai l’honneur d’être élu à la présidence de cette organisation il y a un an, nous sommes dans une phase où nous calmons les vagues et essayons de remettre un peu de tranquillité dans l’affaire. On essaie de voir d’un côté de voir quels sont les besoins du CIO dans sa gestion générale vis-à-vis des fédérations internationales, de toutes fédérations internationales, et de l’autre quels sont les besoins des fédérations internationales, quelles sont leurs préoccupations, comment on peut y répondre. Vous avez organisé une présentation des candidatures de Paris et Los Angeles aux Jeux Olympiques. Ce qui ne s’était pas fait pour les Jeux d’hiver 2022… C’est normal que nous ayons eu cette présentation parce que c’est nous, les fédérations, qui sommes au quotidien au contact des athlètes, qui organisons des qualifications pour Les jeux Olympiques. Si on regarde ce qui s’est passé à Rio en 2016, les fédérations internationales ont joué un rôle important, voire essentiel, pour contribuer au succès sur chaque site, pour que les choses se passent bien. Je crois que ce rôle-là ira en s’amplifiant. On peut donc donner un avis assez précis sur ce qu’on pense de chaque proposition. Après le choix appartient à qui de droit, mais les fédérations internationales ont une expérience irremplaçable dans le système. Je crois que c’est un peu la raison pour laquelle le CIO a finalement pensé que c’était tout à fait normal que les villes candidates effectuent une présentation devant les fédérations internationales d’étés qui sont directement concernés par ces Jeux qui, pour beaucoup d’entre elles, constituent le sommet de leur activité. À quoi correspondent les réformes que vous entreprenez ? C’est d’abord un peu un recadrage par rapport à nos objectifs. SportAccord doit être une organisation au service des fédérations. Pour que notamment les petites puissent grandir avec l’aide des grandes. SportAccord n’est pas, ne doit être une entreprise avec un chiffre d’affaires volumineux, mais plutôt une organisation de services. Avec la modification du nom et la rotation de la présidence, on aimerait bien donner un cadre à tout cela. Nous sommes une organisation au service des fédérations. La présidence est importante parce qu’on doit quand même diriger le mouvement, mais ce n’est pas l’alpha et l’oméga de l’organisation. Le but, le cœur, ce sont les services qu’on doit donner aux fédérations. Pour ça il faut que la structure soit organisée et qu’il y ait une entente au millimètre près avec le mouvement olympique parce que SportAccord fonctionne comme un ascenseur : une fois qu’on rentre dedans, on espère grandir et entrer au programme olympique.»

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