Tous sports - La perte de 120 postes de conseillers techniques par les fédérations crée des remous

L'Equipe.fr
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Le dossier des conseillers techniques sportifs, qui semblait enterré depuis l'automne, est revenu à la surface cette semaine sous la forme de 120 postes modifiés ou supprimés. Il y a bien longtemps qu'on n'avait plus entendu parler des CTS, les fameux conseillers techniques sportifs, sujet qui avaient pourri les deux premières années du mandat de Roxana Maracineanu au ministère des Sports. L'ancienne championne du monde de natation y avait mis fin le 2 septembre dernier en annonçant la fin du controversé projet de détachement dont le monde sportif ne voulait pas entendre parler. Denis Masseglia, président du CNOSF « Un mélange de désarroi, de colère et d'incompréhension Or voilà que le président du Comité olympique, Denis Masseglia, a convoqué lundi soir les présidents de fédérations à la suite d'un courrier que lui a adressé Ludovic Royé, le président de l'Association des DTN. Il y exposait la perte par les fédérations de 120 postes de CTS, postes supprimés, transférés ou figés. « Personne ne l'a vu venir, explique Denis Masseglia. Autant je m'attendais à une diminution classique parce qu'on est sur un rythme de 40 postes par an, mais là on n'est plus sur 40, on est sur 120 ! Et sur ce nombre, il n'y en a que 38 qui correspondent à la diminution programmée de longue date. Le reste, ce sont des postes gelés, des postes transférés aux Creps, transférés à l'Agence Nationale du Sport, des postes qui sont dans le circuit de l'administration... On est interrogatif sur le pourquoi de ces 80 postes dont le transfert ou la non mise en place interpelle. Avec les difficultés liées au Covid, tous les efforts que font les clubs, les difficultés liées à la reprise, les contraintes supplémentaires qui nous sont demandées, tout ça nécessite plus de moyens humains dans un transfert de responsabilité dans les fédérations. Et on t'annonce qu'il y a 80 personnes qui vont être transférées ailleurs ! Il y a un mélange de désarroi, de colère et d'incompréhension qui fait qu'il y a plus qu'un malaise. » Un groupe a été constitué pour faire des propositions qui doivent être présentées mercredi. Eric Journaux, directeur de cabinet de Roxana Maracineanu « On a péché par un manque de communication vis-à-vis des fédérations » Au ministère, on insiste sur le fait que le nombre de suppression de poste est bien limité à 38 (soit -2,6 % comme pour tous les ministères). Pour le reste, il peut s'agir par exemple de DTN ou de CTS en fin de mission pour lesquels le ministère est en quête de solution, ou de transferts vers l'Agence Nationale du Sport (10) ou les Creps (20). « C'est équitable, estime ainsi à propos de ce dernier point le directeur de cabinet de Roxana Maracineanu, Eric Journaux : Toutes les fédérations vont pouvoir utiliser les structures des Creps. » Eric Journaux précise par ailleurs que 40 postes seront ouverts au concours du professorat de sport cette année, dont 15 de CTS. Il explique aussi que la diminution de fonctionnaires (-2,6 %) par an ne touchera pas le ministère l'an prochain. « On a péché par un manque de communication vis-à-vis des fédérations », reconnait-il cependant. Pas certain que le discours soit entendu par les fédérations ou les syndicats.