Tous sports - Une proposition de loi sur le sport à l'école

L'Equipe.fr
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Soixante-treize sénateurs signent une proposition de loi, déposée ce jeudi, visant à « renforcer la pratique sportive durant le cursus scolaire et universitaire ». Les textes parlementaires font florès en cette période de pandémie afin d'encourager la pratique sportive malgré les restrictions sanitaires. En voilà un qui dribble les demandes d'assouplissement pour réclamer davantage de sport dans le cursus scolaire et universitaire, un serpent de mer. Déposée jeudi par le sénateur (Les Républicains) de l'Isère Michel Savin, la proposition de loi est signée par soixante-douze de ses homologues de la Chambre haute. Le président du groupe d'étude sur les pratiques sportives et les grands événements sportifs au Sénat cite en préambule le constat du cardiologue François Carré, selon lequel un enfant courait 800 mètres en 3 minutes en 1971 contre 4 minutes en 2013. Des chiffres qui témoignent de l'urgence de renforcer la pratique sportive dans le cadre scolaire, qui plus est à trois ans des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Des mesures pour soutenir les futurs sportifs de haut niveau Les douze articles de la proposition de loi se répartissent en trois parties visant dans un premier temps à « renforcer la pratique sportive tout au long du parcours scolaire et universitaire ». Michel Savin évoque notamment les 30 minutes d'activité sportive à l'école primaire, en plus des cours d'EPS, encouragées par le ministère de l'Éducation nationale et des Sports et expérimentées dans l'académie de Créteil. Cette demi-heure pour faire bouger les élèves était justement le thème de la semaine olympique et paralympique organisée par Paris 2024 du 1er au 6 février dernier. Dans un second temps, il propose plusieurs mesures pour « soutenir les sportifs de haut niveau ou en accession tout au long de leur cursus scolaire et universitaire ». Par exemple, la « meilleure prise en compte de l'individuation et de l'adaptation des cursus scolaires pour les sportifs de haut niveau ou en accession dans le second degré », tout en reconnaissant que la création des sections d'excellences sportives (circulaire du 10 avril 2020) va « dans ce sens ». lire aussi Les fédérations retournent à l'école Le texte suggère enfin des initiatives pour « soutenir le développement et l'utilisation des équipements sportifs scolaires et universitaires » dont l'ouverture du dispositif du 1 % artistique au financement d'équipements sportifs de proximité ou en accès libre. Cette mesure, déjà réclamée par le sénateur, consiste à appliquer à un projet sportif le « dispositif qui oblige les communes, les départements et les régions à consacrer 1 % du montant de l'investissement à l'insertion d'oeuvres d'art dans toutes les constructions qui relèvent de leurs compétences ». Cette proposition de loi a peu de chance d'être débattue dans les prochaines semaines mais elle est un moyen pour les sénateurs de mettre le sujet sur la table et de rouvrir le débat. La loi sport à l'heure des auditions Les trois députés de La République en marche, co-rapporteurs de la loi « visant à démocratiser le sport en France », déposée le 26 janvier dernier et soutenue par la ministre en charge des Sports, ont commencé leurs auditions le 22 février. Céline Calvez est en charge de la première partie du texte consacré au « développement de la pratique pour le plus grand nombre », Pierre-Alain Raphan de la seconde dédiée au « renouvellement du cadre de la gouvernance des fédérations » et Cédric Roussel de la dernière centrée sur le « modèle économique sportif ». Le texte devrait être discuté à l'Assemblée nationale la semaine du 22 mars.