Tous sports - Roxana Maracineanu appelle la fédération de rugby à un devoir d'exemplarité

L'Equipe.fr
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Roxana Maracineanu a confirmé par ailleurs qu'il ne fallait pas espérer du public pour le prochain match de l'équipe de France de football contre l'Ukraine le 24 mars. La ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu a balayé dimanche l'idée que le match France-Ukraine fin mars puisse permettre un retour du public au Stade de France comme l'espérait la Fédération française de football (FFF) avec une jauge à 30 % de spectateurs. « Aujourd'hui, c'est clairement une question prématurée, il n'empêche que nous y travaillons, poser le sujet c'est important pour ne pas oublier le sujet », a-t-elle déclaré sur RTL dimanche soir.

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En début de journée, elle avait expliqué sur Europe 1 que « la situation (sanitaire) est compliquée, pour 20 départements, il y aura des couvre-feux sans doute les week-ends, il y aura des difficultés à exercer une pratique, on ne peut pas parler tout de suite de jauge ou de retour du public dans les stades ». « Il va falloir attendre, on a démarré aujourd'hui des expérimentations dans certains lieux culturels et sportifs, il faut qu'on aboutisse à des protocoles qui fassent intervenir toutes les nouvelles technologies de gestion de crise possibles, a-t-elle poursuivi. Petit à petit, quand on pourra reprendre, ce sont ces protocoles-là qui s'appliqueront aux clubs pros et lorsque l'équipe de France jouera ». Roxana Maracineanu « Quand on demande des sacrifices à des joueurs [...], il faut que l'exemplarité touche tout le monde, les joueurs comme les entraîneurs, comme les membres d'une fédération » En ce qui concerne les expérimentations pour le retour du public dans les stades, la ministre a rappelé que la question du lieu et du cadre de ces expérimentations « n'est pas encore tranchée ». « Cela sera à la Santé de faire le cahier des charges, c'est ce qui intéressera les autorités sanitaires, cela sera un public bien particulier, cela ne sera pas le tout-venant puisqu'il y a des notions juridiques et logistiques », a-t-elle précisé. Dans le secteur culturel, des concerts-tests avec public à Marseille et Paris sont déjà prévus en mars et avril, si le contexte le permet. lire aussi Maracineanu met la pression sur la FFR Interrogée sur la situation de l'équipe de France de rugby, la ministre déléguée a appelé à un « devoir d'exemplarité ». « Quand on fait un sport professionnel, dit-elle, il faut être professionnel dans sa démarche. Quand on demande des sacrifices à des joueurs [...], il faut que l'exemplarité touche tout le monde, les joueurs comme les entraîneurs, comme les membres d'une fédération. C'est un devoir d'exemplarité les uns par rapport aux autres. [...] c'est un contrat de confiance aussi entre une fédération, une organisation et le ministère des Sports ».

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La ministre a été interrogée pour savoir si le lien de confiance avec la FFR avait été rompu. « Je ne dirais pas ça, a-t-elle répondu. Il faut qu'on en discute, qu'ils m'expliquent ce qui s'est passé, voir comment on peut corriger le tir. [...] Ce n'est pas à moi de dire quelles sanctions (il faudrait prendre), mais encore une fois, il est légitime que la fédération se positionne. »