Tous sports - A quoi sert le CNOSF ?

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Si son poids politique reste à confirmer, il est avant tout le représentant du CIO en France et du mouvement sportif dans son ensemble.

Le premier parti de France. C'est ainsi que, jadis, Nelson Paillou (charismatique président du Comité national olympique et sportif français de 1982 à 1993) avait l'habitude de décrire le mouvement qu'il présidait. Il imaginait que les 17 millions de sportifs français, s'ils savaient se mobiliser, pourraient peser sur les pouvoirs publics.

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À l'heure où son deuxième successeur va passer la main, force est de reconnaître qu'on en est loin. Quand, en 2018, avait été lancée une pétition pour que « le sport bénéficie de moyens à hauteur de ses apports humains, économiques et sociétaux », l'opération s'était soldée par un peu moins de 300 000 signatures. Pareillement, Thierry Rey faisait remarquer que, quand Emmanuel Macron a présenté le pass'sport, ce n'est pas le président du CNOSF qu'il avait invité à le rejoindre dans l'Aube, mais Tony Parker et la footballeuse Laure Bouleau.

Opération de com', certes, mais quand même ! Sur le plan politique, si les initiatives ou appels du CNOSF sont souvent relayées par les parlementaires (y compris de la majorité), on est loin pour le ministère des Sports d'un budget représentant 1 % de celui de l'État, marque symbolique jamais atteinte. Le poids politique du CNOSF reste clairement à confirmer. Et cela dépasse la personnalité de son président. Jusqu'à preuve du contraire.

Le sport pour tous
Sur le plan purement sportif, le CNOSF est le représentant du Comité international olympique sur le territoire français. C'est lui qui engage les athlètes aux Jeux Olympiques. C'est lui qui, avec la Ville de Paris, est signataire du contrat liant la France au CIO pour l'organisation des Jeux 2024. En revanche, pour ce qui est de leur organisation, c'est le Comité d'organisation (COJO) de Tony Estanguet qui est aux manettes, et il mord sur certaines de ses prérogatives, comme le marketing.

Le CNOSF représente le mouvement sportif dans son ensemble et traite tant du haut niveau que du sport pour tous. Il fédère les 108 fédérations membres, et il est leur représentant auprès des pouvoirs publics. Même si certaines sont au-dessus de tout ça : le football par exemple (d'où est originaire Brigitte Henriques) vit sa propre vie et peut se passer largement du CNOSF. « Certaines fédérations considèrent parfois le CNOSF comme un acteur qui vient marcher sur leurs plates-bandes, observe un haut responsable du sport français. Mais il a plus d'utilité pour des petites fédérations qui, en étant regroupées, arrivent à avoir un niveau d'information que, parfois, elles n'auraient pas seules, un niveau d'action qui les aide à exister... »

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