Tous sports - Le téléchargement de Tous AntiCovid pourrait s'inscrire dans « nos protocoles d'accueil du public au stade », selon Roxana Maracineanu

L'Equipe.fr
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Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, explique que le retour du public dans les stades dès le 15 décembre pourrait être une solution de sortie de crise et pourrait être lié, éventuellement, au téléchargement de l'application Tous AntiCovid. La ministre déléguée aux Sport a échangé pendant plus de deux heures, vendredi, avec les dirigeants de la French Tech au stade Jean-Bouin, siège de l'incubateur de start-up dédiées au sport Le Tremplin. À l'issue de la rencontre, Roxana Maracineanu a précisé comment elle travaillait au retour du public dans les stades à partir du 15 décembre en le conditionnant, notamment, au téléchargement de l'application Tous AntiCovid. « Vous avez surpris tout le monde en annonçant, jeudi à Toulouse, le retour du public dans les stades dès le 15 décembre ?
Je réponds à la commande passée par le président de la République, "travaillez à la réouverture de l'accès au stade du public sous la nouvelle version de jauge relative". Je suis allée à Toulouse où j'ai écouté les acteurs et entendu l'importance pour eux, dans cette période du 15 décembre au 20 janvier, d'avoir du monde déjà dans les stades. Même de manière très limitée. Ce reconfinement n'arrive pas comme le premier à la fin de la saison pour les annonceurs ou les licenciés qui ont gardé leur adhésion au club ou leur contrat. Là, on est en début de saison et même pour les sponsors, les clubs doivent livrer une prestation et s'ils tardent, ces annonceurs vont se désengager. L'argument est-il essentiellement économique ?
Non, on veut proposer une solution de sortie de crise et inscrire, par exemple, dans nos protocoles d'accueil du public au stade, le téléchargement de l'application Tous AntiCovid. On sait bien que c'est un outil précieux pour éviter une troisième vague et il faut que toute la population puisse avoir cette application et tracer les cas contacts. Le sport et ses associations sportives veulent se positionner comme une solution parce qu'il y a l'attrait de retourner dans son siège pour le spectacle sportif et retrouver une pratique sportive quotidienne sécurisée. « Au Stade de France, 50 % de la jauge, cela fait tout de suite 40000 personnes. Cela ne peut pas être une jauge fixe à 50 % pour tout » Comment allez-vous calculer les jauges relatives ?
Il y a des calculs techniques dans lesquels je ne veux pas rentrer encore. Cela ne va pas être la même chose, par exemple, dans un stade qui a des travées à l'arrière des sièges et un autre où il n'y a que des sièges. À Toulouse, j'ai écouté leurs arguments et nous commençons à travailler sur l'assiette de calcul de cette jauge. Quelle surface on prend quand on parle de 10, 20 ou 30 %. En fonction de la capacité, est-ce qu'on privilégie le fait de remplir des petites salles, est-ce que l'on prend en compte les flux aux alentours des grands stades car il ne faut pas dépasser un certain seuil. Au Stade de France, 50 % de la jauge, cela fait tout de suite 40 000 personnes. Cela ne peut pas être une jauge fixe à 50 % pour tout. Ça signifie un pourcentage plus important pour les petites enceintes et plus petit pour les grands stades ?
On travaille de façon à ne pas pénaliser les petites salles par rapport aux grandes enceintes et en même temps calculer en responsabilité cette jauge. « On est tous convaincu de l'utilité du sport et du spectacle sportif pour le bien-être physique psychologique des Français. Comme peuvent l'être le théâtre ou le cinéma » Donc rendez-vous le 15 décembre au lieu du 20 janvier ?
Si nous arrivons le 15 décembre à proposer une solution assez satisfaisante en fonction de la courbe de l'épidémie, j'imagine que le Premier ministre et le Président de la République y seront attentifs. Si ce n'est pas possible, ce sera en janvier. Je trouve cela positif que le Président ait donné une vision et une perspective à long terme à la date du 20 janvier (lors de son intervention le 19 novembre). Mais si c'est possible avant, on n'a aucun intérêt à restreindre le sport car on est tous convaincu de l'utilité du sport et du spectacle sportif pour le bien-être physique psychologique des Français. Comme peuvent l'être le théâtre ou le cinéma. Beaucoup disent que le sport n'est pas assez considéré justement par rapport à la culture ?
Je pense que l'on considère le sport à sa juste valeur et sa juste mesure. Depuis le début de la crise, dans la première attestation, il y avait le sport comme motif de sortie. Je trouve que c'est une considération énorme et d'ailleurs le Président de la République l'a dit lors du dernier conseil des ministres, il faut plus que jamais mettre le sport au centre de nos préoccupations de santé publique parce que pendant cette crise les personnes qui meurent du Covid sont celles qui ont des facteurs de comorbidité comme le surpoids ou le diabète qui peuvent être évités si on fait du sport. lire aussi Denis Masseglia : « Vu le contexte, il ne faut pas se plaindre » Le soutien financier au sport est-il suffisant ?
Les annonces de 400 M€ (du Président Macron le 17 novembre lors de la réunion avec les acteurs du sport), c'est du soutien aux clubs mais c'est aussi une aide à la reprise de licences sportives. Je trouve que c'est une superbe annonce qui montre une grande considération de l'État pour dire que le sport c'est important pour la santé des Français. Et à ceux plus fragiles à qui ne pourront plus se payer du sport en sortie de crise et bien on va les aider à hauteur de 100 M€ (pour le lancement d'un pass'sport destiné à financer une partie des licences des mineurs).