Squash - Mondiaux (H) - Mondiaux : Aucun Français en huitièmes de finale

L'Equipe.fr
L’Equipe

Lucas Serme, le dernier rescapé tricolore, s'est incliné en seizièmes de finale, ce dimanche à Doha, face à l'Indien Saurav Ghosal. C'est paradoxal : alors que l'élite française n'a jamais été aussi dense, l'édition mondiale 2019, à Doha, restera l'une des plus maussades pour le squash tricolore. La France compte en effet pas moins de huit joueurs dans les 80 premiers mondiaux, alors même que Grégory Gaultier, ancien n°1 mondial, vient de sortir de ce classement à cause d'une convalescence interminable. Sur les sept Français alignés en 32es de finale, deux ont atteint les 16es (Castagnet et L. Serme) et aucun les 8e. À cela plusieurs raisons. D'abord, un tirage très défavorable. Victor Crouin, l'ex vice-champion du monde juniors qui sortait d'un bon Open d'Egypte, a dû se coltiner la tête de série n°2, l'Égyptien Mohamed El Shorbagy. Pour Auguste Dussourd, ça a été à peine moins indigeste avec le n°4 mondial, l'Égyptien Karim Abdel-Gawad, vainqueur de l'Open d'Egypte. Baptiste Masotti, qui sortait d'un Open d'Égypte épatant (quarts de finale), a dû lui aussi batailler avec nombre d'Égyptiens. Si Omar Mosaad n'a plus le niveau de sa finale mondiale perdue en 2015 face à Grégory Gaultier, il s'est avéré un obstacle trop ardu pour le Français, qui payait peut-être ses efforts du Caire. Ensuite, toujours en 32es, un combat fratricide entre Lucas Serme et Benjamin Aubert. Ce qui fait donc quatre de chutes au premier tour. Il manque la cinquième, la plus douloureuse. Avec sa 14e place mondiale, Grégoire Marche s'est affirmé ces derniers temps comme le leader du squash français. Il pouvait logiquement espérer une issue heureuse face au joueur local Abdulla Al-Tamimi, n°47 mondial. Mais le n° 1 qatarien a du talent. Il a travaillé avec Geoff Hunt, mais son jeu est à l'opposé de celui exclusivement physique du légendaire Australien aux huit titres du « British Open ». Al-Tamimi est l'un des rares joueurs de toucher du circuit. Marche a dû s'incliner et, au tour suivant, en 16es, Mathieu Castagnet en a fait autant. Il ne restait plus que Lucas Serme, le frère de Camille, qui s'est incliné logiquement face à l'Indien Saurav Ghosal. Le squash français n'est pas le seul à souffrir dans cette époque d'extraordinaire domination de l'Égypte. Lors du récent Mondial féminin, les quatre demi-finalistes étaient ressortissantes de ce pays. Il pourrait en aller de même à Doha. Alors même que le n°1 mondial Ali Farag a déclaré forfait à cause d'un deuil familial. Dans les années 80, on a connu l'énorme domination des Pakistanais (uniquement chez les hommes). Jahangir Khan et Jansher Khan formaient un tandem invincible. Aujourd'hui, on peut avancer sans trop de risques que même l'équipe n°3 d'Égypte deviendrait championne du monde. Qui pourrait battre en effet, le trio Dessouky - Mosaad - Salem ? Probablement pas la France qui pourtant n'a jamais semblé si bien fournie.

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi