Stand-up paddle - TAS - Stand-up paddle : le TAS renvoie les Fédérations internationales de surf et de canoë-kayak dos à dos

L'Equipe.fr
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Le stand up paddle (SUP), discipline en fort développement, relève-t-il de la Fédération internationale de surf ou de celle de canoë-kayak ? Le Tribunal arbitral du sport a renvoyé jeudi les deux fédérations dos à dos. Revendiqué à la fois par la Fédération internationale de surf (ISA), qui estime que la discipline est un dérivé du surf, et par la Fédération internationale de canoë-kayak (ICF), qui organise de nombreuses compétitions, le stand up paddle va continuer à se développer sous une double ombrelle. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi de la question depuis juillet 2018, a estimé que l'ISA serait bien la Fédération internationale qui « organise et gouverne le SUP au niveau olympique », même si la discipline qui rêve d'y entrer, ne figure pas encore au programme des Jeux olympiques, contrairement au surf. Mais le TAS a rejeté la demande de l'ISA d'être l'unique organe gouvernant le SUP et a accordé à l'ICF le droit d'organiser « tous les types d'activités autour du SUP en dehors du mouvement olympique ». En filigrane, l'enjeu pour les deux fédérations est de récupérer les adeptes du SUP de plus en plus nombreux dans le monde ainsi que les sponsors, dans une discipline beaucoup plus simple d'accès que le surf ou même le canoë-kayak. Dans un communiqué, l'ICF s'est félicitée de cette décision qui l'autorise à « continuer à organiser des événements de SUP au niveau national et international ». Le président de l'ICF, l'Espagnol Jose Perurena, a salué cette décision qui donne « l'opportunité aux deux fédérations de travailler ensemble pour la promotion du SUP », un des sports en très forte progression. L'ICF peut désormais continuer à préparer sereinement ses prochains Championnats du monde de SUP, prévus en 2021 sur le lac Balaton, en Hongrie. Le président de l'ISA, l'Argentin Fernando Aguerre a lui salué dans un communiqué un « moment historique », une décision qui permet à la communauté du SUP de continuer à « construire un avenir excitant, qui inclut notre ambition de voir ce sport entrer au programme olympique ». La question de l'origine du SUP, qui se pratique en mer comme sur les lacs ou en rivière, divise. Pour les pratiquants, l'inventeur se nomme Laird Hamilton, la légende hawaïenne du surf, surfeur de grosses vagues. Pour les kayakistes, en revanche, le SUP est plus prosaïquement un dérivé de la pirogue à pagaie.