Stefan Bajic (ancien de Saint-Étienne) : « C'est à Bristol que je vais le plus progresser »

Stefan Bajic. (P. Lahalle/L'Équipe)

Stefan Bajic s'est engagé le 5 juillet en faveur de Bristol. Ambitieux, le gardien international Espoirs justifie son choix d'évoluer en Championship.

Après la Ligue 1 avec Saint-Étienne, son club formateur, et la Ligue 2 avec Pau pour une pige de quatre mois, de février à mai, Stefan Bajic avait un choix décisif à faire pour son avenir. Le jeune gardien (20 ans) a opté début juillet pour une aventure à Bristol. Libre, il y a signé pour les trois prochaines saisons. À la sortie d'un cours d'anglais, mercredi, l'international Espoirs nous a expliqué les raisons qui l'ont poussé à traverser la Manche pour évoluer en Championship.

« Pourquoi avoir choisi Bristol ?
Je sortais d'un pari réussi à Pau. Bristol est venu aux renseignements. Le déclic s'est produit quand j'ai visité leurs installations. J'ai été impressionné, j'ai discuté avec les membres du staff (coach, adjoint, entraîneur des gardiens, préparateur physique). J'ai aimé leur discours ambitieux et j'ai senti que c'était le meilleur endroit pour continuer à progresser.

Avant cette visite, comment aviez-vous appréhendé cet intérêt anglais ?
J'étais un peu comme tout Français quand on parle de Championship : je ne connaissais pas trop. Ce Championnat n'a rien à voir avec la Ligue 2, il y a un très bon niveau. J'ai pu m'en rendre compte en regardant les matches amicaux de mon équipe. J'ai eu la chance de jouer en L1 et en L2 : je situe le niveau entre les cinq meilleurs de L2 et la deuxième partie de tableau de L1. C'est vraiment une Ligue intermédiaire.

« J'étais aussi en contact avec Valenciennes. J'ai longtemps hésité parce que c'était un projet très intéressant pour confirmer en L2 »

Aviez-vous d'autres points de chute possibles avant d'effectuer ce choix ?
J'étais aussi en contact avec Valenciennes. J'ai longtemps hésité parce que c'était un projet très intéressant pour confirmer en L2 après quatre mois à Pau. Partir en Angleterre est un risque mais j'ai privilégié Bristol parce que je me suis dit que c'était là-bas que j'allais le plus progresser sur le long terme. Ils vont m'aider à franchir des paliers, j'en suis convaincu.

Vous qui êtes un gardien qui réfléchit beaucoup à l'évolution du poste, en quoi le club de Bristol peut-il justement vous aider ?
Avant d'aller là-bas, j'ai analysé les matches de Championship. C'est un Championnat très physique. Le gardien y est beaucoup moins protégé qu'en France. Dans le domaine aérien, je vais devoir être deux fois plus performant. Il y a aussi la gestion de ma zone. Un gardien ne doit pas seulement être bon sur la ligne. Être plus haut dans mon positionnement, gérer la profondeur qui est un de mes points forts. Le jeu au pied aussi. En Angleterre, il est très développé. Les blocs sont plus hauts.

Y a-t-il une part de risque quand on rejoint le 17e (sur 24) du Championship ?
Il y en a toujours dans un nouveau projet. Si j'avais signé à VA, il y aurait eu une autre part de risque. Pour moi, il n'y a pas de bon ou de mauvais projet. Il y en a un et c'est moi à travers ce que je fais qui le rendrai bon ou mauvais.

Comment se passe votre adaptation jusque-là ?
Je me remets d'une opération au poignet. En février, je me suis blessé. J'avais mal mais je n'étais au courant que j'avais une fracture du scaphoïde. Ce n'est qu'en fin de saison que j'ai fait des radios et que ça a été détecté. Le club ne veut pas prendre de risque et il faut encore quelques semaines pour s'en remettre. Je bosse aussi à côté : le jeu au pied, je fais de la musculation du bas du corps. »

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