Stroll livre les raisons d'une saison 2019 décevante

Basile Davoine

Quinzième du championnat 2019 pour sa première année chez . Le Canadien a payé le prix fort d'un niveau de performance irrégulier, et de séances de qualifications trop souvent ratées.

Si la quatrième place décrochée à Hockenheim au terme d'une course dantesque et à élimination sauve quelque peu les apparences, on ne dénombre autrement que cinq autres entrées dans les points, jamais au-dessus de la neuvième position. Le week-end allemand était par ailleurs venu mettre un terme à une incroyable série de 15 éliminations consécutives en Q1. Arrivé dans une écurie qui appartient désormais à son père Lawrence Stroll, le pilote de 21 ans justifie ce médiocre bilan par bon nombre de difficultés et de "détails".

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Bilan 2019 - Stroll pas encore totalement sous contrôle

"Au début de l'année, j'ai eu du mal avec mon installation dans la voiture, donc je ne me suis pas très bien adapté", explique-t-il. "Il a fallu quelques Grands Prix pour résoudre cela. Ça paraît ridicule mais c'est une réalité. En plus de ça, il fallait comprendre l'équilibre mécanique, l'équilibre aéro, les réglages du différentiel, les réglages du couple pour tirer le meilleur de la voiture."

"Les week-ends passent très vite et une fois que l'on arrive aux qualifications, si l'on n'est pas en phase avec la voiture, c'est tellement compétitif en milieu de grille qu'il n'y a pas vraiment la place pour une erreur. Il n'y a pas de marge pour se permettre une erreur avec les réglages et le pilotage. Avec l'expérience, tout ça s'est mis en ordre et la compréhension de la direction à prendre, de la manière de piloter la voiture et de la régler est devenue plus claire."

Même après avoir amélioré ses performances en qualifications à la mi-saison, Lance Stroll reconnaît qu'il n'a jamais eu le sentiment de faire le meilleur travail possible le samedi après-midi dans cet exercice, et qu'il s'agissait toujours d'un point à travailler pour 2020.

"J'ai constaté une amélioration, je dirais autour de la trêve estivale", confirme-t-il. "J'ai senti que j'avais beaucoup gagné en confiance dans la voiture, et c'est toujours positif d'aller de l'avant. Mais d'un autre côté, c'était frustrant durant la deuxième partie de saison de ne pas avoir pu convertir certaines de ces meilleures qualifications. Je ne crois pas que nous soyons encore là où nous le voulons le samedi. Ça peut changer très vite dans ce sport, on peut avoir deux bons résultat puis tout à coup avoir une vision de l'année qui est très différente. Mais oui, pour l'année prochaine [2020], c'est vraiment l'objectif : continuer à travailler sur mes qualifications et en sortir davantage de la voiture."

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