Stuart Lancaster dirigera le Racing 92 à partir de la saison prochaine

Stuart Lancaster lors du Mondial 2015, au cours duquel il occupait le poste de sélectionneur de l'Angleterre. (S. Stacpoole/Presse Sports)

INFO L'ÉQUIPE. Ancien sélectionneur de l'Angleterre, Stuart Lancaster, actuellement en poste au Leinster, remplacera Laurent Travers à la fin de cette saison.

Il y aura bien un avant et un après Coupe du monde 2023 au Racing, club d'une stabilité rare puisqu'il n'aura consommé que deux chefferies entre 2007 et 2023 - Pierre Berbizier puis le duo Travers-Labit, devenu solo quand le second est parti en équipe de France (*). La saison prochaine, Laurent Travers, manager des Ciel et Blanc depuis son arrivée de Castres en 2013, n'occupera plus cette fonction. Il sera remplacé par l'Anglais Stuart Lancaster (52 ans), ancien sélectionneur du XV de la Rose entre 2011 et 2015, devenu depuis, au Leinster, le penseur du jeu d'attaque de la province de Dublin et le bras armé de Leo Cullen.

Lancaster sait où il met les pieds

Selon nos informations, Lancaster a signé son contrat jeudi. En attirant une telle pointure, reconnue par ses pairs comme un des plus fins techniciens d'Europe, le Racing acte le début d'une ère nouvelle. Jusqu'ici, Jacky Lorenzetti n'avait jamais confié les clés du Plessis à un anglophone. Mais il avait fait part, ces derniers mois, de son envie, pourquoi pas, de s'ouvrir à cette éventualité. « On ne s'interdit rien ni sur le timing, ni sur la nationalité », nous disait le président au printemps dernier. Lancaster sait où il met les pieds. En 2018, il était venu passer trois jours au Racing, comme un stage d'observation accéléré.

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Les premières lignes de la page qui va se tourner au Racing datent de plusieurs mois. En avril dernier, L'Équipe révélait que Thibault Giroud, l'actuel directeur de la performance du quinze de France, rejoindrait le Racing dès après la Coupe du monde, dans un rôle similaire. Nous informions aussi du retour du docteur Sylvain Blanchard pour chapeauter tout le secteur médical. Ancien médecin de l'OM, il était parti du Racing pour oeuvrer à l'AS Monaco et vient de rouvrir son cabinet au Racing. « On ne construit pas pour trois ans », insistait Lorenzetti au printemps dernier.

Contepomi dans son sillage ?

Stuart Lancaster pourrait ne pas arriver les valises vides dans les Hauts-de-Seine. Son ancien acolyte sur le banc du Leinster, Felipe Contepomi, parti depuis cinq mois entraîner la sélection argentine, ferait partie des plans de l'Anglais (après la Coupe du monde), comme un ou deux autres adjoints. Mais rien n'est encore acté sur ces sujets. Comme il n'est pas acté non plus que Johnny Sexton soit le successeur de Lancaster au Leinster, même si la presse irlandaise évoque cette hypothèse.

Côté effectif, les dossiers ne manqueront pas pour basculer dans l'après-Coupe du monde 2023. Le principal tournera sans doute autour du poste de numéro 10, s'il se confirme que Finn Russell n'ira pas au-delà de son contrat qui se termine en juin.

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Champion de France en 2016, triple finaliste de la Coupe d'Europe (2016, 2018, 2020), Laurent Travers n'est pas poussé à la porte du Racing. Il n'en a jamais été question. À son égard, la loyauté de Lorenzetti n'a jamais été prise en défaut. Ensemble, ils forment le couple président-manager le plus ancien dans le paysage du Top 14. Jacky Lorenzetti a toujours été clair sur sa vision de l'avenir : « C'est Laurent qui choisira son successeur. Et nul besoin d'être grand clerc pour comprendre que Laurent sera dans un futur proche le président de notre Directoire tandis que je serai président du Conseil de surveillance, chargé de fixer les grandes orientations stratégiques. »

(*) entre Berbizier et Travers-Labit, Gonzalo Quesada avait assuré un intérim de quelques mois.