Super League : le grand bluff ?

Par Guillaume Paret
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La Super League est mort-née... Mais les grands clubs ont-ils gagné ?
La Super League est mort-née... Mais les grands clubs ont-ils gagné ?

Ça n'est plus une surprise pour personne : l'actuel modèle économique du football européen est de plus en plus insoutenable. Malgré les efforts déployés par l'UEFA depuis de nombreuses années visant à maintenir des mesures de rentabilité ? à travers notamment le fair-play financier ?, le secteur n'a pas réussi à contrôler correctement les dépenses des clubs face à l'augmentation des revenus des joueurs, associée à une explosion du prix des transferts et des honoraires des agents. Une pression considérable sur les finances des clubs, endettés jusqu'au cou et qui cherchent désormais à dégager de nouveaux bénéfices. À cela s'ajoute la pandémie actuelle de coronavirus qui n'a fait qu'aggraver l'instabilité du modèle commercial existant, provoquant de graves problèmes de rentabilité et de liquidités.

Si l'on se penche de plus près sur la situation économique des douze clubs fondateurs de la Super League européenne, on comprend mieux leurs motivations de bâtir une ligue fermée dont ils seraient les seuls garants. Ainsi, selon les informations de La Gazzetta dello Sport, Chelsea affiche une dette record de 1,510 milliard d'euros juste devant Tottenham (1,280 milliard) et le FC Barcelone (1,173 milliard). Dans ce sinistre classement, les Blaugrana devancent leur rival historique, le Real Madrid, et ses 901 millions d'euros de dette. En Italie, le constat n'est guère plus glorieux du côté de l'Inter Milan (630,1 millions) et de la Juventus Turin (458 millions), nota [...] Lire la suite