Super Ligue : « Une baisse de la valeur de marque de 2,5 milliards », selon Brand Finance

Thomas
·2 min de lecture
Super Ligue
Malgré l’optimisme des clubs fondateurs, la Super Ligue pourrait perdre gros si elle n’obtient pas l’adhésion des fans.

Vraiment gagnants les douze clubs fondateurs de la Super Ligue Européenne (ESL), compétition privée concurrente de la Ligue des champions ? Eux le croient. Naturellement. Et ils avancent des chiffres qui, ainsi lancés à la tribune, peuvent faire rêver. Ou désoler ceux qui s’y opposent. Le groupe Brand Finance, spécialiste de l’estimation et de la valorisation des marques, apporte un autre point de vue ce mardi. Moins flatteur.

« Potentiellement le plus grand remaniement du jeu vu à cette époque »

Dans un rapport consacré, il estime que l’ESL pourrait avoir un effet contraire à ceux escomptés, en dépréciant fortement la valorisation de la marque. « Brand Finance suit la valeur financière des marques de football depuis 15 ans, et cette proposition est potentiellement le plus grand remaniement du jeu vu à cette époque, peut-on lire dans le communiqué. Nous calculons que les clubs fondateurs de l’ESL combinés, sont susceptibles de perdre une valeur de marque de 2,5 milliards d’euros, mais ce nombre pourrait potentiellement atteindre 4,3 milliards d’euros. »

La Super Ligue pourrait perdre 1,1 milliards d’euros de CA sur la première année

Le directeur général de Brand Finance, Richard Haigh casse l’enthousiasme manifesté par les représentants des clubs dissidents, car selon lui, rien n’assure « que les fans suivront ». Les premières réactions recueillies des réseaux sociaux semblent aller en ce sens. Et dans ce cas, « l’argent » non plus, ne suivra pas. Selon les prédictions réalisées, Brand Finance estime que la Super Ligue pourrait perdre 1,1 milliards d’euros de chiffre d’affaire sur la première année, ce qui aurait pour conséquence d’entraîner, « une baisse de la marque de 2,5 milliards d’euros ». Cela n’aurait pas d’effets que sur les seuls clubs concernés, mais également l’ensemble des ligues du football où ces formations évoluent à l’ordinaire. Elles pourraient perdre jusqu’à 25% de leur valeur.