Un supplément d'âme et un hommage à Xavier Richefort pour l'équipe de France face à l'Italie

Après leur victoire, les Bleus ont à nouveau rendu hommage à Xavier Richefort, la voix du volley sur la chaîne L'Équipe, décédé brutalement vendredi.

Dès la fin du match, les Bleus ont tous enfilé un t-shirt noir portant le prénom « Xavier ». Un hommage de plus au journaliste Xavier Richefort, la voix du volley sur la chaîne L'Équipe, décédé brutalement des suites d'un infarctus vendredi à 59 ans. Qu'ils considéraient comme un membre de leur famille.

« On avait à coeur de gagner ce match pour "Xav", et demain (ce dimanche soir) d'aller chercher cette médaille d'or pour lui et tous ses proches, a lancé Earvin Ngapeth. Ça nous a beaucoup touchés. Mais il n'aurait pas voulu nous voir entrer sur le terrain abattus et tristes. Il aurait voulu qu'on fasse la fête comme on l'a fait, comme il kiffait quand il commentait. » Ils sont riches (ils se partageront 1 million de dollars en cas de victoire en finale, la moitié en cas de défaite) et ils sont forts. On ne sait pas si le commentateur, dont l'humour rayonnait à l'antenne, aurait souscrit au jeu de mots, mais il aurait forcément aimé voir l'énorme match de l'équipe de France samedi.

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Et surtout le faire vivre au public, avec sa passion et quelques blagounettes en passant. Xavier Richefort était profondément attaché à ces Bleus qu'il avait vus grandir depuis si longtemps. Beaucoup sont les fils d'anciens coéquipiers ou adversaires de sa génération, lui qui avait été professionnel au poste de passeur dans les années 80 et 90 au Racing puis au PSG-Asnières (champion de France 1993).

Trévor Clévenot, réceptionneur-attaquant des Bleus

« Je pense qu'il est le premier à vibrer depuis là-haut »

Le soir même, les joueurs de l'équipe de France s'étaient rassemblés dans un salon de l'hôtel des équipes à Bologne pour lui rendre un premier hommage face à la caméra de la chaîne L'Équipe. « Je l'ai connu très jeune, quand mon père (Éric) entraînait le PSG-Asnières, confiait Ngapeth. C'est quelqu'un qui a très rapidement cru en nous, qui nous a toujours soutenus. Il va nous manquer. » « Il avait toujours un mot pour nous faire rire ou sourire, pour faire passer un bon moment aux gens qui regardent le volley », se remémorait le capitaine Benjamin Toniutti.

Présent à Bologne, Laurent Tillie, l'ex-sélectionneur des champions olympiques, s'est associé à leur hommage : « Il était plein d'humilité, plein de passion, à fond derrière nous. Il nous a portés à bout de bras. » Visiblement encore samedi, même après sa mort. « Je pense qu'il est le premier à vibrer depuis là-haut, lançait Trévor Clévenot. Ce match-là, il est pour lui, et en finale on se battra encore pour lui. »

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