Surf - Une étude explique pourquoi les requins attaquent les surfeurs

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Les attaques de requins restent rares, mais cette crainte existe toujours. Une étude scientifique permet de mieux comprendre les attaques des squales sur les surfeurs. Le système visuel du requin est quasiment insensible à la couleur et a une très mauvaise capacité à distinguer les détails d'une forme. Son pouvoir de résolution, jusqu'à six fois inférieur à celui d'un humain, est encore plus faible chez les jeunes requins blancs, qui représentent le plus grand risque de morsures fatales pour les surfeurs. Selon l'étude de chercheurs de l'université de Macquarie (Australie), dont les travaux ont été publiés dans une revue de la Royal Society, leur vue est si mauvaise qu'il leur est impossible de distinguer un humain parmi les proies habituelles. lire aussi Jérémy Florès : « On est conscients du danger » des attaques de requin Otarie ou surfeur, pas de différence Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont enregistré depuis le fond d'un bassin les images et vidéos d'un lion de mer et d'une otarie à fourrure, un mets de choix pour le squale, qui passeraient près de la surface, à quelques mètres au-dessus d'un requin. Ils ont ensuite comparé leurs signaux à ceux de nageurs et de surfeurs pagayant avec leurs bras, et avec ou sans battements de jambes, sur les trois grands types de planches de surf (longboard, shortboard et hybride). La conclusion ne fait aucun doute : du point de vue d'un jeune requin blanc, les signaux de mouvement d'un nageur comme ceux d'un surfeur pagayant sur sa planche sont quasiment impossibles à distinguer de ceux d'une otarie ou d'un lion de mer. Des attaques accidentelles Les requins attaquent donc les nageurs sans faire de distinction entre humain et animal. Mais les attaques de squales restent peu nombreuses, moins de soixante au cours de l'année 2020. Le prédateur provoque une peur « disproportionnée » selon l'étude, payant de sa réputation et de la désinformation. C'est pourquoi ces découvertes sont importantes pour expliquer que l'homme n'est pas la cible de ces attaques. L'étude a également permis de rendre compte que la forme d'une otarie ou d'un phoque les nageoires repliées ressemblait plus à un nageur ou un surfeur sur une petite planche qu'à une de ces proies avec les nageoires déployées. L'objectif est maintenant d'essayer de déterminer si un « changement des signaux visuels de proies potentielles serait une technique efficace de protection contre les requins blancs », poursuit une des scientifiques. Avec pour impératif des solutions qui « empêchent non seulement les morsures de requins, mais qui ne mettent pas en danger d'autres espèces marines ». lire aussi Eric Dargent : « J'ai vu le requin me sectionner la jambe »

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