Surf - Pierre Rollet (documentaire Le Cercle): «Il y a une vie autour du surf de gros»

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Le surfeur de gros Pierre Rollet est en tournée pour montrer son premier documentaire Le Cercle (ce vendredi au Grand Rex de Paris). Interview. « Quel a été le point de départ de ce film documentaire ?
C'est quand je suis entré en partenariat avec Oxbow. Ils m'ont demandé si ce projet m'intéressait. Je leur ai dit oui, en avant ! En plus, il y a des images exclusives que personne n'a jamais vues, à Madère notamment. Ça me branchait vraiment, un vrai truc de malade. Entre-temps, j'ai pu mûrir, j'avais besoin de prendre mes marques et d'être à l'aise partout. On a raté pas mal de choses mais, avec ce qu'on a, on a réussi à faire un docu sympa. lire aussi L'actu du surf Ce documentaire vous a-t-il demandé beaucoup de temps et d'énergie ?
Ça a été très dur, notamment le montage. Pour certaines scènes, il y avait 14 caméras. C'était un sacré challenge pour Vincent (Kardasik, le réalisateur). À Madère, lui et son équipe ont réussi à retranscrire ce qui a été vécu sans y être, c'est fort. Et puis, quand tu es surfeur, tu ne peux pas être la personne qui dit quand on s'arrête car sinon tu ne sors jamais le documentaire (rire). Tu te dis toujours qu'il peut il y a avoir de meilleures vagues, de meilleures images et que tu peux faire toujours mieux. Ce projet correspond-il vraiment à votre image et à celle du surf que vous vouliez montrer ?
Oui, complètement. L'idée était de montrer une immersion, un peu comme si on pouvez aller dans les vestiaires d'une équipe de foot. Au Pays basque, on a l'habitude de dire que c'est tout le temps la rigolade mais, il faut savoir que, derrière cette façade, on s'entraîne énormément. Quand on me propose de traverser les Pyrénées, soit plus de 3 000 km à vélo, j'étais prêt. Ce qui me faisait plaisir dans le documentaire c'était de montrer une certaine diversité : il y a du surf, mais aussi un peu de trail, de vélo, de pêche à la mouche, sans oublier mon école de surf, le contact avec les gens, etc. Il y a une vie autour du surf de gros. Ce n'est pas un documentaire uniquement de surf, il y a des images magnifiques, le surf est présent mais c'était important d'avoir ce côté humain. Quelle est votre approche de la vie de surfeur ?
Avec ce documentaire, j'ai justement voulu montrer une approche un peu différente de ce qu'on a l'habitude de voir, avec des entraînements où j'essaye d'être en pleine nature au maximum. Il y a également ce côté éco-responsable, qui tranche avec l'utilisation des jet-skis par exemple. Pour surfer du gros, on ne peut pas faire autrement. Il était aussi important de montrer cette vie à côté, car il n'y a pas que les réveils pour aller à la salle de sport, partir surfer ou attendre une session. Il y a tout plein de choses enrichissantes que j'ai voulu montrer. « À Belharra, c'est tellement rare que, quand on sort de l'eau, on partage tous un moment ensemble » Vous êtes devenu ces dernières années le petit prince de Belharra. Ce spot, il a quoi de particulier pour vous ?
À la base, je souhaitais que le projet s'articule autour de Belharra. La petite chose que je reproche à Nazaré, c'est qu'il y a tellement de sessions que tu ne savoures même pas l'instant. Quand tu termines ta session, tu penses déjà à celle du demain, puis à la prochaine. À Belharra, c'est tellement rare que, quand on sort de l'eau, on partage tous un moment ensemble, on boit un coup, il y a des repas qui suivent. C'est une vision très importante. Pourquoi ce titre, Le cercle ?
Le Cercle représente le cercle des surfeurs de grosses vagues. Quand j'arrive sur un spot, ils m'intègrent dans le cercle. Ce cercle peut être tout petit comme très grand. On peut partir du cercle familial, celui des amis, qui est d'ailleurs parfois également celui de la famille comme c'était le cas à Belharra, le cercle des surfeurs de grosses vagues internationaux, etc. C'était quelque chose qui définissait bien le projet. La limite, c'est qu'un cercle c'est quelque chose de fermé. Mais on peut se dire qu'un cercle peut en ouvrir un autre. Quels seront vos prochains défis ?
Faire un autre documentaire serait le rêve. Un projet sur plusieurs années pour réaliser un film ultra-complet. Ce serait donner une suite à ce premier projet. Pour cet hiver, d'un point de vue sportif, le défi sera de prendre une énorme vague à Nazaré. On court tous après notre belle vague. Il y a aussi l'envie réussir à faire le tour d'Europe et de prendre toutes les houles, de sortir de l'hiver en étant allé partout et en s'étant éclaté.»

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