Surf - Le projet de piscine à vagues de Sevran tombe à l'eau

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La municipalité de Sevran en Seine-Saint-Denis a abandonné jeudi soir le grand projet de piscine à vagues prévu pour 2023. C'est un petit coup de théâtre qui a eu lieu jeudi soir au conseil municipal de Sevran. Alors que le projet de grande piscine à vagues à Sevran, en Seine-Saint-Denis, était bien avancé, il a été décidé de l'abandonner pour des raisons environnementales. Un rebondissement quand on sait que la ville s'était même un temps positionnée pour accueillir l'épreuve de surf des Jeux de Paris 2024. Cette décision fait suite à des études sur les conséquences d'un tel projet, menées par l'association Environnement 93, sur la consommation et la provenance de l'eau, notamment des nappes souterraines et de la Marne. lire aussi Surf : Johanne Defay finaliste à Rottnest Island Un projet à la baisse et pour l'emploi et la nature La municipalité de Sevran a jugé ce projet « hors norme » et « inadapté », et laisserait une « empreinte écologique désastreuse » et irréversible. À la place, ce complexe pourrait être revu à la baisse avec un centre aquatique plus modeste pour les loisirs et la remise en forme. La ville s'est montrée intéressée par la récupération d'un bassin olympique une fois les Jeux de Paris terminés en 2024. Le but est, pour les élus, d'encourager la création d'emplois. lire aussi Surf : Les plus belles images de la compétition à Rottnest Island La Fédération française de Surf se désolidarise De son côté, la Fédération française de surf (FFSurf) a montré un visage mesuré via un communiqué début mai, malgré son engouement lors de la présentation du complexe en 2017. S'il s'agit d'un équipement sportif indispensable pour promouvoir la pratique du sport dans des territoires loin des spots naturels, elle se dit sensible à la protection de l'environnement. La consommation excessive d'eau, son origine, et la proximité de deux zones Natura 2000 ont poussé le président Jacques Lajuncomme à ne pas apporter de soutien au projet. Le SPS (Syndicat des professionnels du surf) a emboîté le pas de la Fédération, et avance des arguments similaires sur la consommation et l'origine de l'eau, ainsi que sur l'impact irréversible sur l'environnement et la biodiversité.