Surf - « ELLES surf », l'association pour aller surfer entre filles

L'Equipe.fr

Si vous êtes une fille qui a peur d'aller surfer toute seule, l'association « ELLES surf » est pour vous. Le but est de rapprocher et regrouper des surfeuses pour des sessions entre filles. Une idée ingénieuse qui marche très fort.Ancienne du département communication chez Rip Curl, Julie Pollet a eu une ingénieuse idée il y a deux ans et demi en créant un groupe privé sur Facebook, le « Chipiron girls surf club ». Son ambition d'alors était de réunir davantage de filles dans l'eau. L'idée lui a fait tilt lors d'un surf trip en Espagne. « Je me suis rendue compte que les filles se retrouvaient facilement pour aller surfer et que, chez nous (en France), ce n'était pas forcément le cas. Et que les débutantes éprouvaient parfois une certaine difficulté ou appréhension à se mettre à l'eau. Il faut se motiver pour y aller toute seule, il y a beaucoup de garçons, et ces derniers ne sont pas toujours très agréables à l'eau... Et puis, on reste des filles, on trouve toujours la bonne excuse pour ne pas y aller. Quand on est entre filles, et a fortiori entre copines, c'est toujours plus simple.»La demande est évidente. Du coup, Stephanie, Julie, Dorothée, Audrey et Coline décident de pousser le concept un peu plus loin. L'été dernier, elles ont été convaincues qu'il fallait concrétiser et officialiser ce groupe. Le 1er janvier 2017, l'association à but non-lucratif « ELLES surf » a ainsi vu le jour. Le bureau de l'asso est tenu par 5 filles entre 26 ans et 37 ans, dont Coline Ménard, vice-championne du monde de longboard en 2009. A ce jour, 184 adhérentes, qui vont de la Bretagne au Pays basque en passant par Paris, la Corse et la Réunion, ont répondu présentes.«L'objectif est de créer un lien social et motiver les filles à aller à l'eau, ajoute Julie. Nous voulons montrer que le surf est accessible à tous et que la sensation dans l'océan est incroyable.» Pour les adhérentes, un groupe fermé existe pour qu'elles se mettent en contact afin d'organiser une session.Et maintenant que la machine est lancée, l'association pense à se diversifier et à proposer différents ateliers. « L'idée est de faire découvrir tout ce qui se passe autour de la glisse », confie Julie. Au moins une fois par mois, un rendez-vous est programmé : après la « leçon » de shape en janvier, une sortie en longskate est prévue fin mars avant des sessions de yoga et stand-up-paddle. Dans les tuyaux également une initiation au bodysurf, à l'apnée et au longboard.« On a été surprises par cet engouement, et par le nombre de filles qui ont commencé le surf un peu par hasard et dont l'envie est désormais forte de rencontrer d'autres filles avec qui elles vont pouvoir aller surfer sans prise de tête.»Et une bande de filles, ça détend généralement un spot. Le taux d'hormones chute gravement et ce n'est pas un mal. «Souvent, je remarque qu'on est généralement 50% de filles à l'eau, explique Julie. On n'est pas là pour détruire les spots, et braquer tout ce qui passe parce qu'on est des filles, pas du tout. On arrive avec le sourire. Ça se passe hyper bien. Les garçons le disent.»« ELLES surf », et c'est très bien !

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