La suspension provisoire de James Maloney pour dopage levée par l'AFLD

Le 27 février, James Maloney (en vert), star du rugby à XIII, a été contrôlé positif à la cocaïne. (C. Michel/L'Indépendant)

L'Agence française de lutte contre le dopage a levé vendredi la suspension provisoire de la star australienne de Lézignan, James Maloney, contrôlé positif à la cocaïne fin février. Mais la procédure de l'instance est toujours dans l'attente du jugement définitif.

Contrôlé positif à la cocaïne le 27 février après le match de Lézignan (Élite 1) contre Carcassonne, James Maloney (35 ans) avait été suspendu par l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage). L'Australien avait expliqué avoir consommé cette drogue à l'occasion d'une soirée, quarante-huit heures avant le match de son équipe.

Selon nos informations, l'AFLD a levé la suspension provisoire de James Maloney, effective depuis le 24 mars, même si sur le fond, le jugement définitif n'a pas été prononcé. L'Australien s'est soumis à un prélèvement de cheveux et une analyse d'urine, qui auraient confirmé une prise de cocaïne à usage festif.

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« Il est requalifié ce (vendredi) après-midi. C'est une bonne nouvelle pour le groupe qui était désabusé », explique l'un des co-présidents de Lézignan, Alain Fabre, qui précise que son joueur a suivi un stage de réhabilitation depuis l'annonce de sa suspension, conformément au processus souhaité par l'AFLD. Ce qui permet de réduire la suspension encourue de trois à un mois, et donc de lever la suspension provisoire du joueur, qui n'a plus joué depuis le 19 mars, même s'il n'est pas définitivement blanchi. Il devrait donc rejouer samedi en barrage qualificatif face à Avignon, ce samedi 30 avril (15h30), comme l'a révélé L'Indépendant.

Alain Fabre, co-président de Lézignan

« C'est pareil lors d'une décision de justice. Une fois que c'est fini, c'est fini. On ne va pas lui reprocher toute la vie une faute »

« On n'accepte pas que les joueurs prennent de la cocaïne, mais son contrat de travail reprend de plein droit, poursuit Fabre. C'est pareil lors d'une décision de justice. Une fois que c'est fini, c'est fini. On ne va pas laver plus blanc que blanc et lui reprocher toute la vie une faute. C'est l'entraîneur qui décide, mais on a une hécatombe de joueurs donc je pense qu'il va l'utiliser. »

« Avant la cocaïne, c'était deux ans de suspension, c'était réglé. Aujourd'hui avec les nouvelles règles de suspension (trois mois ou un mois), ça met les clubs dans une situation compliquée. On ne peut pas les licencier pour ça car c'est une consommation à titre festif, dans un cadre privé », précise Fabre.

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