Sylvain Gâche, historien : "Croke Park est, encore aujourd'hui, la cathédrale du sport gaëlique"

Guillaume Poisson
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Le massacre de Croke Park a majoritairement fait des victimes dans le public, qui était venu nombreux malgré un contexte anxiogène évident. De plus, ce Bloody Sunday a eu des répercussions profondes dans l'opinion publique irlandaise et a largement contribué à l'indépendance de l'Irlande un an plus tard. Quelle est la place du football gaëlique dans la société irlandaise à l'époque ?
Sylvain Gâche :
"Elle est très importante, même s’il est très difficile de quantifier cette place. Il y avait alors tout un mouvement autour de la culture irlandaise et gaëlique, matérialisé par la GAA (l'Association athlétique gaëlique, dont le but est de promouvoir la culture gaëlique entre autres à travers le sport, ndlr). Le sport gaëlique, comme les danses et les chants, c’était une façon d’affirmer sa culture contre l’étranger. Et à cette époque, l’étranger c’était aussi le britannique, qui amenait sa culture sur le territoire irlandais. Le football et le rugby sont considérés par beaucoup d’Irlandais comme des sports étrangers. Le 4 août 1918, lors du Gaelic Sunday, les Irlandais avaient boycotté en masse un ordre de confinement national pour jouer au foot gaëlique. Et ça ne concernait pas seulement les nationalistes, mais les Irlandais en...

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