Sylvain Ripoll avant France-Norvège : « Ce que je veux, c'est qu'on ait une continuité »

Sylvain Ripoll, le sélectionneur des Espoirs, a fait le point. (A. Mounic/L'Équipe)

Sylvain Ripoll, le sélectionneur des Espoirs, a fait le point avant le dernier match des Bleuets en 2022, samedi, contre la Norvège (21 heures) à Caen.

Pendant que les joueurs de l'équipe de France s'envolaient ce mercredi matin pour le Qatar, et la Coupe du monde, les Espoirs vivaient, eux aussi, leurs dernières heures avant de se rendre dans le Calvados pour leur dernier rendez-vous international de l'année. Ils affronteront la Norvège, samedi (21 heures), au Stade d'Ornano de Caen. L'occasion pour le sélectionneur, Sylvain Ripoll, de faire un point à sept mois de l'Euro 2023.

« Qu'attendez-vous de ce dernier rassemblement de l'année 2022 ?
On a un groupe à parfaire. On a commencé à le construire depuis déjà un petit moment, mais on a besoin de temps passé ensemble, en dehors et sur le terrain. Avec des confrontations contre des équipes solides, qui reflètent le niveau d'un Championnat d'Europe. C'est important que les joueurs peaufinent cette qualité technique afin de faire un bon parcours en Roumanie (21 juin-8 juillet 2023).

Vous allez justement jouer un adversaire que vous croiserez déjà en phase de groupes à l'Euro (avec l'Italie et la Suisse). C'est assez rare de l'organiser à ce stade de préparation, non ?
On ne savait pas qu'on s'affronterait quand on a organisé cet amical. Ça aurait été au mois de mars, on ne l'aurait pas fait comme ça, mais on est encore assez loin de l'échéance. On a décidé avec la Norvège de le maintenir.

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À huit mois de l'Euro, considérez-vous que vous avez déjà un gros noyau de joueurs que vous emmènerez en Roumanie ?
Oui, on a bien avancé mais le groupe n'est pas fermé. Il dépend des performances et des degrés de formes.

Le match de samedi sera-t-il quand même l'occasion de voir de nouveaux visages et de tester de nouvelles choses ?
Oui, tout en maintenant un équilibre et une cohérence avec ce qu'on fait depuis un certain temps. Il y a forcément des portes qui s'ouvrent pour certains et des petites modifications à apporter. Ce que je veux, c'est qu'on ait une continuité dans ce qu'on est capables de bien faire et d'accentuer les temps forts que l'on peut avoir dans un match, que les bonnes périodes soient plus nombreuses pour gagner les matches.

Parmi les nouveaux, il y aura Mohamed Simakan. N'y a-t-il pas une forme de paradoxe entre son statut en club et celui en équipes de France de jeunes ?
Oui. C'est la première fois qu'il vient avec nous en Espoirs. Mais ça fait un moment qu'on le suit et il aurait pu venir bien avant, sincèrement. Il était dans mon esprit depuis très longtemps. Il est vrai qu'il doit faire face à une forte concurrence aussi. Il est capable de jouer défenseur central et latéral droit. Ce sont des postes où on a beaucoup de possibilités. On a commencé une aventure avec certains, on va continuer, mais les performances de Mohamed avec Leipzig et sur ce qu'il a fait la saison dernière, le convoquer me paraît être une évidence.

Vous avez accueilli Benoît Badiashile, qui était du dernier rassemblement avec les A. Son profil semblait paraître idéal pour compenser le forfait de Presnel Kimpembe, gaucher comme lui (Axel Disasi a été convoqué à la place du Parisien). En avez-vous discuté avec lui ?
Pour être très transparent, j'ai considéré qu'il fallait d'abord laisser Benoît tranquille. Le laisser mûrir tout ce qu'il vit, parce qu'il lui arrive pas mal de choses depuis deux mois. Mais on aura une discussion, comme je peux en avoir avec beaucoup d'autres, sur son actualité et la façon dont il se sent. Oui, on va en parler. Forcément qu'il doit ressentir des choses mais je l'ai trouvé bien dans le groupe et dans les séances.

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Le fait de jouer une rencontre amicale avant une trêve d'un mois et demi ne donne-t-il pas l'impression de mois de juin d'année sans compétition ? L'ambiance est-elle aussi studieuse ?
C'est une question qu'on pouvait se poser. La réponse qui nous a été apportée sur les deux-trois premiers jours est très positive. J'ai vu un groupe de joueurs contents de se retrouver. Il existe dans ce groupe-là une espèce de vie fluide. Ils prennent plaisir à échanger. Il n'y a pas grand-chose de différent sur ce rassemblement. Mais j'espère que la fin du rassemblement sera du même acabit et que tout ça se confirmera avec une victoire samedi soir. »