Le tacle du lundi – Bruno Genesio victime du snobisme français

Par Florent Barraco
·1 min de lecture
Bruno Genesio lors du match du Stade rennais contre Strasbourg.
Bruno Genesio lors du match du Stade rennais contre Strasbourg.

On l'a déjà dit ici : le « foot circus » a ses têtes. Ses têtes de vainqueur et ses têtes de Turc. Après avoir déboulonné Raymond Domenech, viré de Nantes seulement deux mois après son arrivée, la Ligue 1 voit revenir Bruno Genesio qu'elle a tant aimé critiquer. L'ancien entraîneur de l'Olympique lyonnais, exilé en Chine, débarque à Rennes après le départ de son héros, Julien Stéphan (une Coupe de France et une qualification en Ligue des champions). Le Stade rennais (propriété d'Artémis, qui possède également Le Point), irrégulier et en panne d'inspiration, notamment offensive, fait donc confiance à un technicien honni par beaucoup de fans, moqué par les experts et détesté par tant de supporteurs lyonnais.

Quand on regarde le parcours de Genesio, force est de constater que son bilan est loin d'être ridicule. Arrivé à la tête d'un OL en crise et en fin de cycle, l'entraîneur a su relancer l'équipe et jouer le podium trois saisons sur quatre. Misant sur les jeunes et le centre de formation, Genesio a bâti un groupe solide qui a bousculé à de nombreuses reprises le Paris Saint-Germain (seule valeur étalon d'une Ligue 1 très faible). Pillé par les clubs étrangers, l'OL a gardé son rang et brillé même en Coupe d'Europe, avec une demi-finale de Ligue Europa (pour un club français, c'est une sacrée performance) et de belles performances contre Manchester City et même le FC Barcelone (malgré une claque au match retour). Mais pour beaucoup, il reste « Pep Genesio [...] Lire la suite