Le tacle du lundi – Mais où sont passés les (bons) tireurs de coups de pied arrêtés ?

Par Julien Rebucci
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Les coups-francs directs, une denrée rare cette saison en Ligue 1.
Les coups-francs directs, une denrée rare cette saison en Ligue 1.

La Ligue 1 est en péril : mais où sont passés les maîtres artificiers du ballon rond, les tireurs de coups de pied arrêtés ? Notre cher championnat, qui a vu évoluer les Brésiliens Juninho et Ronaldinho, les Français Rothen, Monterrubio, Martins, Diomède et Payet (qui évolue toujours à l'OM) ou le Bosnien Pjanic, est à la peine cette saison. Le tacle a regardé les statistiques*, sorti la calculatrice et fait un petit bilan. Spoiler : ce n'est pas bon du tout.

C'est simple, si l'on se concentre sur la première moitié de la saison, on observe qu'aucune des vingt équipes de notre première division ne dépasse la moyenne des 30 % de buts inscrits sur un corner ou un coup franc (direct ou indirect). Le trio de tête est ainsi composé de Rennes (29 %), Bordeaux (29 %) et Angers (28 %), trois clubs se situant entre la 5e et la 10e place. Juste en dessous, on retrouve Marseille, quatrième de L1, avec 24 % des buts inscrits sur coups de pied arrêtés. Quant au trio de tête, c'est encore plus mauvais : Lyon, le PSG et Lille ne comptabilisent que, respectivement, 6 %, 5 % et 5 % !

Petit rappel, lors de la Coupe du monde 2018, 47 des 169 buts de la compétition ont été marqués sur un coup de pied arrêté, ce qui donne un ratio de 28 %. À mi-parcours de notre championnat, douze de nos vingt clubs ont un ratio inférieur à 20 %?

Symbole de la tactique française

D'apparence anecdotique, cette donnée en dit long sur l'état de notre formation et le niveau global de notre championnat [...] Lire la suite