Tadej Pogacar : « Mes coéquipiers et moi, on aime ce maillot jaune »

Tadej Pogacar (à gauche) et ses équipiers tiennent au Maillot Jaune. (E. Garnier/L'Équipe)

Alors qu'il profitait de la journée de repos, ce lundi à Morzine, Tadej Pogacar est revenu sur les neuf premiers jours du Tour de France et son plaisir de courir à l'avant à défendre la tunique de leader du général.

« Est-ce qu'être leader du Tour de France dès la première semaine, assumer le poids de la course, est une stratégie que vous avez choisie ?
Dimanche (lors de l'étape remportée par Bob Jungels à Châtel), on aurait pu lâcher le Maillot Jaune, en laissant l'échappée prendre plus de temps mais mes coéquipiers aiment ce maillot. Moi aussi. On se prépare toute l'année pour ça, ensemble, alors on est fiers de l'avoir. Et puis, avec le Covid qui rôde, on ne sait pas si on ne devra pas rentrer à la maison avant la fin alors autant en profiter. Bien sûr, autant j'accepterais facilement d'être battu par meilleur que moi, autant ce serait frustrant pour moi de devoir quitter le Tour à cause d'un test positif. Mais voilà, si on est infecté, ce ne serait pas sérieux par rapport aux autres de continuer et, Maillot Jaune ou pas, je devrais arrêter.

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On vous appelle souvent le "Petit Cannibale" en référence à Eddy Merckx, car vous voulez tout gagner...
Qui ne veut pas toujours gagner ? Moi, je ne me vois pas tellement comme un cannibale. Dimanche, par exemple, les gens ont peut-être eu l'impression qu'on aurait voulu gagner l'étape mais pas du tout. Notre but était d'imprimer le rythme qui nous convenait et de ne pas nous le laisser imposer par les autres. C'est ce qui s'est passé. Ensuite, oui, j'ai sprinté et seul Jonas Vingegaard a pu garder ma roue. J'ai encore pris trois secondes sur mes autres adversaires, je n'allais pas m'en priver.

De grosses chaleurs sont annoncées dans les prochains jours. Vous les redoutez ?
J'entends souvent dire que c'est mon point faible, je ne sais pas. En tout cas, rouler pendant 5 heures sous 40 °C, personne n'aime ça. Mais je me suis beaucoup entraîné à la chaleur ces dernières semaines. Il a fait très chaud en Slovénie et lors de mon stage en altitude à Livigno (Italie). J'ai roulé deux fois par 37 °C, ça allait. »

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