Taylor Fritz et Brandon Holt s'affrontent à l'US Open, 44 ans après leurs mamans

Ce lundi, au premier tour de l'US Open, l'Américain Taylor Fritz, fils d'une ex n°10 mondiale, affrontera son compatriote Brandon Holt, fils d'une ex n°1 mondiale. Les chiens ne font pas des chats.

Mars 1978, deuxième tour du tournoi de Philadelphie : Tracy Austin, 15 ans seulement, qui deviendra n°1 mondiale deux ans plus tard, affronte Kathy May, 21 ans, n°10 à la WTA quelques mois plus tôt. La toute jeune Austin s'impose 6-3, 7-6. Elles ne se croiseront plus sur un court. Mais 44 ans plus tard, voici venue l'heure d'une possible revanche. Par fils interposés.

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Le tableau de l'US Open (H)

Vendredi, Tracy Austin, qui compte deux US Open (1979 et 1981) à son palmarès, n'a pas pu masquer son émotion quand, depuis les gradins, elle a assisté à la victoire de son fils Brandon Holt, au dernier tour des qualifications. À 24 ans, ce dernier occupe seulement la 296e place à l'ATP mais cela s'explique par le choix qu'il a fait de suivre jusqu'au bout son cursus universitaire, à Los Angeles, avant de tenter à fond sa chance chez les pros.

Sauf que le Covid et une lourde blessure au poignet ont sérieusement retardé son éclosion. Seulement 924e ATP en janvier dernier, quand il a remporté son premier titre professionnel, au tournoi Futures de Cancun (3e catégorie), il n'a pas fait les choses à moitié puisqu'il a aussi gagné les deux éditions suivantes du tournoi (dans cette division, souvent, un même site héberge plusieurs tournois d'affilée, d'une semaine à l'autre).

Les trois meilleures « perfs » de sa vie en qualifs

En trois semaines, ce triplé mexicain a rapproché Brandon Holt du top 500, dont il a ensuite défoncé les portes. Il a battu son premier top 200 en juillet, avant de réaliser les trois meilleures perfs de sa vie lors des trois tours de qualifications de cet US Open, tous franchis à la bagarre, en trois sets, contre le Français Alexandre Muller (144e, 3-6, 6-4, 7-6), l'Équatorien Emilio Gomez (117e, lui aussi fils d'un ancien vainqueur de Grand Chelem, 2-6, 6-3, 6-2) et le Bulgare Dimitar Kuzmanov (162e, 6-4, 3-6, 6-3).

Lundi, il va découvrir l'étage du dessus, face à Taylor Fritz, n°12 mondial et n°1 américain. Une sorte de rêve éveillé que sa maman, qui avait dû interrompre sa carrière à 21 ans à cause de problèmes récurrents au dos, et qui est devenue une consultante médiatique très respectée sur le circuit, viendra évidemment suivre au plus près du terrain, sur le troisième plus grand court de Flushing Meadows, le Grandstand. Et en night session, s'il vous plaît.

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